Explication de texte sur les Méchants ZAdministrateurs de France et dailleurs.
Le franchouillard est persuadé que toute la misère du monde sabat sur ses petites épaules délicates dès quil passe le seuil dune Administration publique dans sa patrie : Sécurité Sociale, Préfecture, Poste
Que celui qui na jamais été la victime apparente du sadisme dun employé fonctionnaire qui lui aurait rabattu violemment sur les doigts la partie mobile de la plaque de plexiglas de son guichet lève la main. On maudira alors pendant des jours et des jours les Méchants ZAdministrateurs (MZA) qui sempressent de fermer à 16h45 quand vous vous apprêtiez ingénument à ouvrir la porte, dans votre naïveté du « Mais cest ouvert jusquà 17h, non ? » Oui, certes, mais bon, il faut éteindre les ordinateurs, la photocopieuse, éventuellement faire un dernier passage à la machine à café, sinon où vont les relations sociales dans ces bureaux, je vous le demande
Ahhhh bon. Soit. Cela a une certaine logique.
Dans notre grande naïveté, donc, lorsquon arrive en Terre Etrangère, on se dit quenfin, peut-être, ce sera mieux. Mais il semble malheureusement que les MZA ne connaissent pas de frontière car il est jouissif de rebuter le gentil contribuable harassé dans sa lancée optimiste du « Il me reste encore un peu de temps avant que ça ferme » ou équivalent, quelque soit lendroit où il se trouve.
Je puis ainsi vous compter par le menu mes derniers déboires basques espagnols.
Il y a deux semaines, dans mon envie de me cultiver en parcourant le pays, me voilà partie à Vitoria-Gasteiz, petite bourgade basque de 200 000 habitants, capitale de la province dAlava. Charmant centre ville aux allures de Moyen Age, où la modernité a tout de même percé récemment : un musée dArt contemporain flambant neuf, géré par la ville (les MZA, ouioui). Qui proposait alors, entre autres, une exposition photographique de lAméricain William Wegman, celui là même qui samuse à photographier son chien avec des feuilles de nénuphar sur la tête. Cest là que commence la scène. Comme dans tout musée qui cherche à garder une partie de ses investissements, on vous prête un audio guide si vous acceptez de vous délester dune pièce didentité pour la visite du musée. La contribution aurait pu être pire, on est content, on va tout comprendre, on accepte donc. On visite, on en profite, on se promène, on admire, on sinterroge sur le fait quune serpillière traîne au milieu dune pièce, on se rend compte ensuite que cétait une uvre, ce nest pas notre faute, celle ci nétait pas expliquée dans le tour. On rend laudio tour, on dit merci et au revoir, on termine de se promener un peu dans la ville et on rentre tranquillement chez soi le soir.
Le lendemain, on vaque tranquillement à ses occupations, et en fin de journée, un vendredi, on se décide à aller remplir son réfrigérateur pour ne pas se réveiller un dimanche après-midi avec une faim chronique et la désillusion de ne retrouver quun paquet de pâtes dil y a trois ans dans un placard de la cuisine en Espagne on nest pas prêt davoir les supermarchés ouverts le Jour du Seigneur. On remplit son chariot, on passe en caisse, on est moderne et on paie avec une carte bancaire, la caissière demande une pièce didentité et le monde sécroule. On ne la retrouve pas. On sent déjà se profiler la désillusion et la faim chronique du dimanche après-midi quand on ne mettra que la main sur ce vieux paquet de pâtes sus-cité. Evidemment il nous reste exactement deux Euros et trente deux centimes en monnaie ce qui nous paie un paquet de pâtes neuf et de lhuile dolive mais on na pas pu retrouver cette fichue carte didentité. On rentre perplexe, et, tout à coup, on réalise avec un cri dhorreur quelle doit être encore bien au chaud avec le chien de Monsieur Wegman et ses nénuphars, à peu près à 200 kilomètres de là. Horreur et damnation. Le lendemain, samedi, on prend donc son courage à deux mains et à un téléphone pour appeler le Musée. On lutte pour obtenir la gentille opératrice qui va nous parler en castillan et pas en basque, voilà merci, sinon on ne va jamais se faire comprendre. Quand enfin on réussit à avoir le guichet au bout du fil, une voix gnangnan nous dit tranquillement « ahhhh oui, votre carte didentité
Moui je crois quon la remise à la Police Municipale de Vitoria hier soir ». De la même manière quon vous dirait « Revenez demain, Madame Michu ne peut pas soccuper de votre dossier aujourdhui, son chat est malade ». On remercie en aillant envie de hurler mais on reste poli parce que nos parents nous ont bien élevé, il faut que ça serve.
Inutile dappeler la Police le samedi, le service des Objets Perdus nest évidemment pas ouvert un tel jour. La veille du Jour du Seigneur. Pensez donc.
On ronge son frein et on attend lundi. A la première heure douverture, on se jette à nouveau sur son téléphone. Il est alors sensiblement 10h20. Au bout de transferts téléphoniques qui vous semblent durer des heures et pendant lesquels vous êtes toujours obligé de vous battre pour quon vous parle en castillan et non pas en basque, on vous donne enfin le Service. Au bout dune quinzaine de sonneries, un MZA décroche, désabusé. Vous lui expliquez poliment (bon, presque poliment, parce que vos parents vous ont bien élevé mais ne vous ont pas véritablement préparé à cela) votre souci, le MZA sempresse daller vérifier si votre carte chérie est arrivée, il bat le record du monde de revue de cartes perdues, et au bout de huit minutes exactement, vient vous dire que, non, il na pas de carte didentité étrangère en stock. Vous êtes désespéré. Non seulement vous navez plus de carte didentité mais en plus vous nallez bientôt plus avoir de forfait téléphonique à ce train là. Par acquis de conscience, vous persuadez le MZA de prendre votre numéro de portable en note, au cas où il retrouve votre carte sous sa tasse à café, il accepte, dans un instant de folie quil ne pourra peut-être jamais expliquer
Deux jours plus tard, on vous appelle : Byzance ! En basque, dommage. Comme vous ne comprenez rien, vous rappelez et demandez une traduction instantanée qui nest pas aussi rapide que son nom devrait lindiquer, mais vous finissez par tomber sur le MZA qui a retrouvé votre carte. Vous en pleureriez presque
Ce nest pas terminé. Le MZA veut savoir ce quil fait de la carte maintenant. Il faut que vous lui dictiez votre adresse en castillan. Tout ceci prend aux alentours dun bon quart dheure, mais vous allez enfin récupérer votre bouille en noir et blanc. Il vous promet de la mettre au courrier dans la minute. Il le fera donc probablement avant la fin de la semaine si tout se passe bien.
Entre temps, la désillusion, pas celle du dimanche après-midi et du paquet de pâtes, non, une autre, plus sournoise, plus vicieuse, qui sinsinue lentement, vous dit que vous allez encore attendre un peu, mais vous gardez lespoir ridicule que maintenant, tout va bien se passer. Cest comme être à bord du Titanic et se dire quon est sauvé de la noyade.
Je nai toujours pas récupéré ma carte. Je ne sais pas si les MZA de la Police de Vitoria lont gardée en souvenir, si elle est toujours sous une tasse à café ou bien si la Poste la entre temps égarée, à moins que le concierge de mon immeuble lait accroché sur le mur de sa cuisine
Jai désespérément essayé de rappeler la Police de Vitoria mais personne ne sait plus rien, cest à donner envie de ne plus être poli du tout, éducation parentale ou pas.
Après ça, allez donc comprendre pourquoi les gens naiment pas les fonctionnaires
Activité à haut risque, à réserver aux grands soirs de détresse humaine, quand le blizzard souffle, ou bien que la température extérieure a atteint celle de lintérieur dun four à pizza, justement
1. Appuyez au hasard sur les touches du téléphone et dites à la personne qui prend les commandes d'arrêter de faire ça.
2. Commandez un Super Big-Mac.
3. Avant de raccrocher, dites : "Rappelez-vous que nous n'avons jamais eu cette conversation."
4. Dites que vous avez un concurrent sur l'autre ligne et que vous prendrez l'offre la moins chère.
5. Répondez aux questions par d'autres questions.
6. Donnez juste votre adresse, dites "Surprenez-moi !" et raccrochez.
7. Dites-leur de mettre la pâte au-dessus cette fois.
8. Mettez du Metallica à fond dans la pièce.
9. Ne dites pas quelles pizzas vous voulez. Epelez les noms.
10. Demandez à profiter d'une promotion que font les concurrents.
11. Demandez ce que la personne qui prend les commandes porte comme vêtements.
12. Faites craquer vos doigts devant le micro.
13. Dites bonjour, taisez-vous pendant cinq secondes, puis faites comme si c'était eux qui avaient appelé.
14. Faites votre commande avec un air déterminé. S'ils vous demandent des boissons, paniquez.
15. Dites que vous êtes déprimé et que vous voulez juste causer.
16. Demandez des trucs exotiques comme garnitures.
17. Changez d'accent toutes les trois secondes.
18. Dites que vous voulez que les champignons (ou les anchois) doivent être disposés en fractale, suivant une formule que vous allez dicter.
19. Parlez en créole.
20. Faites comme si vous connaissiez la personne qui prend les commandes. Ne lui donnez aucun indice.
21. Demandez à louer une pizza.
22. Commandez dix pizzas différentes très compliquées, et annulez tout à la fin : vous avez déménagé et oublié de reprogrammer les mémoires du téléphone.
23. Demandez si vous pouvez garder la boîte de la pizza. Quand ils disent oui, soupirez de soulagement.
24. Eloignez le micro du téléphone au fur et à mesure que vous parlez. Juste avant de raccrocher, rapprochez-le et hurlez "Au revoir !".
25. Dites de bien vérifier que votre pizza est morte.
26. Imitez la voix de la personne qui prend les commandes.
27. Ou celle de son patron si vous la connaissez.
28. N'utilisez pas de verbes.
29. Quand on vous demande "vous désirez ?", répondez "oh, tout de suite ?"
30. En fond sonore, mettez un film de guerre.
31. Demandez si le livreur peut rester et se cacher derrière un meuble pour faire une surprise à votre femme dont c'est l'anniversaire.
32. Dérivez la conversation vers la country-music. Ne vous laissez pas interrompre.
33. Demandez à voir le menu.
34. Citez Kant, Spinoza ou Platon.
35. Demandez si le livreur aime les enfants. Même cuits.
36. Si vous avez un répondeur à cassette, déclenchez-le dès que la pizzeria décroche.
37. Commandez juste une part.
38. Demandez quelle garniture s'accorde le mieux avec un Mouton-Rothschild.
39. Au milieu de la commande, interrompez-vous quelques secondes, puis dites "Où suis-je ? Qui êtes-vous ?"
40. Bégayez.
41. Lors du récapitulatif final, soyez étonné, dites que vous avez dû mal vous exprimer, et changez tout.
42. Psychanalysez la personne qui prend les commandes.
43. Demandez quel est le numéro de téléphone. Raccrochez et recommencez.
44. Donnez une adresse en Australie.
45. Ou un numéro d'immeuble qui n'existe pas.
46. Demandez combien de temps dure la garantie.
47. Commandez deux garnitures différentes, puis dites "Non, elles se battraient !"
48. Demandez si le livreur sait réparer les chasses d'eau.
49. Prenez un accent asiatique, exigez une garniture en viande de doberman, et étonnez-vous que ce ne soit pas possible.
50. Dites à la personne qui prend les commandes de dire à son patron que sa chaîne le vire.
51. Demandez si la chaîne de production de pizza a été délocalisée ou si les pizzas sont faites aux Etats-Unis.
52. Mettez un film d'horreur bien hurlant en fond sonore.
53. Ou un film porno.
54. Utilisez des exclamations comme "Oh my gosh !", "Doux Jésus Marie Joseph »
55. Demandez à parler à la personne qui a pris votre commande la dernière fois.
56. Si on vous fait des suggestions, dites que vous ne vous laisserez pas impressionner.
57. Demandez-vous tout haut si votre pitbull est rentré.
58. Essayez de parler en buvant quelque chose.
59. Commencez par "Mon appel chez "Pizza'Rapid", prise 1, action !"
60. Demandez si la pizza a grandi en batterie ou au grand air.
61. Demandez combien coûte l'entretien.
62. Exigez un paquet cadeau.
63. Soyez vague.
64. Juste avant de raccrocher, ajoutez : "Avec un peu plus de xwrtrhjklm cette fois !"
65. Après la commande, demandez-vous tout haut "Je me demande à quoi sert ce bouton sur le téléphone". Simulez l'électrocution.
66. Commencez la conversation en donnant la date et en précisant "Ceci est peut-être mon dernier coup de fil".
67. Demandez si on peut venir vous reprendre les pizzas pour les réchauffer si vous les laissez trop refroidir.
68. Passez commande et dites que cette relation n'ira pas plus loin.
69. Détectez l'aura psychique de celui qui prend les commandes. Utilisez-la à votre avantage.
70. Demandez qu'on vous faxe les pizzas.
71. Ou proposez de faxer votre chèque.
72. Quand on vous demande les garnitures, donnez le nom d'une autre pizza.
73. Apprenez à jouer un riff de blues à l'harmonica. Interrompez-vous régulièrement pour jouer.
74. Dites à deux copains de raconter des obscénités tout haut pendant l'appel.
75. Demandez-leur s'ils reprennent les pizzas après les sept jours légaux de réflexion pour une commande par correspondance.
76. Dès que vous obtenez quelqu'un à l'autre bout de la ligne, dites de ne pas quitter. Posez le téléphone à côté d'une chaîne qui joue du Vivaldi.
77. Donnez un code secret à la personne au téléphone. Pour toutes les autres commandes, refusez de commander si on ne vous le donne pas.
78. Demandez si la pizzeria paye par Visa ou par chèque.
79. Grommelez "il y a une bombe sous votre siège". Si on vous demande répéter, dites "c'est bon la sauce aigre".
80. Commandez dès le début des champignons. Juste avant de raccrocher, dites "Et pas de champignons, s'il vous plaît."
81. Exigez de parlez d'urgence au patron. Passez-lui votre commande.
82. Quand on vous donne le prix, dites : "Houla, c'est compliqué; j'ai toujours détesté les maths."
83. Marchandez.
84. Demandez une pizza épaisse de 3 cm.
85. Ou d'un diamètre de trois centimètres.
86. Demandez si on peut vous apporter une table.
87. Si vous avez un répondeur à cassette, déclenchez-le dès que la pizzeria décroche. Un heure plus tard, étonnez-vous que votre commande n'ait pas été honorée.
88. Demandez si l'assurance -vie est comprise.
89. Demandez combien de dauphins ont été tués pour faire cette pizza.
90. Evitez de prononcer le mot "pizza"; trouvez tous les synonymes possibles. Si au bout du fil le mot est prononcé, dites "Pitié, pas ce mot !"
91. Mettez la télé et cherchez une séquence où un coup de feu claque. Passez-la pendant la commande, et criez "Aaahh !!" quand le coup part.
92. Dites que le livreur n'a pas à avoir peur du crocodile ou du boa.
93. Demandez une pizza fumée.
94. Demandez le nom de celui que vous avez au bout de la ligne. Plus tard, rappelez et dites "Bonjour, Monsieur Untel, c'est le service de réveil. Il est ( heure ), bonne journée." Raccrochez.
95. Demandez si la pizza a été abattue sans souffrance.
96. Commandez les garnitures les plus compliquées, et demandez ce que veut dire "tomate".
97. Demandez des délais de paiement pour une pizza.
98. Demandez si on peut commander par Internet. Si on vous dit non, dites "Tant pis, je mangerai pas de pizza ce soir." Raccrochez.
99. Demandez que les anchois forment un "Bon Anniversaire ! "
Et bon appétit !
DolceVita expatriée en Espagne voit bien après tout le monde arriver les phénomènes de société. BookCrossing.com a enfin traversé lAtlantique pour aborder lEurope et faire une percée en péninsule ibérique. Aussi étrange que cela puisse paraître, nous voilà reliés au Nouveau Monde par
la culture.
Mais si, cest possible. Prenez 3 Américains pacifiques épris de culture denrée rare mais tout de même et laissez les mijoter un projet de bibliothèque planétaire sans budget conséquent. De quoi promouvoir la lecture et les échanges de livres de manière originale. En semant vos livres à tout vent.
Qui na jamais trouvé un livre sur le banc dun quai de gare, dans une chambre dhôtel, à la terrasse dun café, puis layant récupéré et lu, à nouveau laissé au jeu du hasard à lautre bout du monde dans un restaurant, une cabine de téléphone, les marches dun escalier ? Cest sur ce constat que lAssociation BookCrossing sest constituée en 2001. Leur concept ? Transformer la planète en bibliothèque. Gratuite. En « libérant » des livres un peu partout.
Les livres BookCrossing sont répertoriés sur le site Web grâce à un code de 10 chiffres BCID (BookCrossing Identification number). En trouvant un livre libre, votre mission, si vous lacceptez, est de lire louvrage, et, une fois achevé, daller sur le site BookCrossing.com pour le répertorier. De façon anonyme ou non : dites où vous lavez trouvé, dans quel pays et quelle ville vous habitez, et ce que vous en avez pensé. Ensuite ? Ensuite vous pouvez relâcher louvrage. Promis, il ne sautodétruira pas dans les 5 secondes.
Lidée sympathique nest pas seulement de trouver un livre
Mais aussi den relâcher, pour le simple plaisir de voir ensuite où il va se promener. Pour libérer un ouvrage, il suffit daller sur le site, et demander à le répertorier. On vous donnera un BCID, son numéro de passeport pour voyager en toute impunité, et qui vous permettra ensuite de suivre la larme à lil les pérégrinations de votre bébé
Et pour être sûrs que votre oisillon ne tombe pas du nid au premier coup de vent, au lieu de laisser votre Livre Libre nimporte où et quil termine esseulé dans une ruelle obscure, vous pouvez aussi vous référer aux « Hunting Zones » de BookCrossing.com, les endroits répertoriés comme points déchanges douvrages. Jai vérifié, il y en a partout même au Zimbabwe. Et pour augmenter vos chances de repartir ensuite avec un autre petit, le site donne aussi la date des derniers « lâchers » de livres par région. Pour que vous puissiez partir en chasse de lecture et culture.
Vous me direz que cest bien joli mais on tombe sur nimporte quoi avec ce système là, et pas forcément sur des livres quon aurait aimé lire. Cest vrai. Et cest peut-être aussi le charme de lhistoire. Se laisser prendre au jeu et découvrir un nouvel auteur parce quon ny aurait jamais jeté un coup dil autrement. Parce quon est bassement matériel et quon était bien loin denvisager de débourser un centime pour un tel ouvrage. Parce quon se veut ouvert prêt à découvrir les autres
Mais que, foncièrement, on navait aucune idée de lexistence de Monsieur Unai Elorriaga, Basque Espagnol qui écrit merveilleusement bien (Un Tranvía en SP).
En Espagne où je suis en ce moment, des étudiants en Mastère de lUniversité de Deusto (Campus de Bilbao, Donostia et Vitoria) ont ainsi eu lidée de promouvoir ainsi de trois jeunes auteurs frais émoulus des bancs de leur fac en lâchant des exemplaires de leurs romans dans les couloirs et patios des campus. Peut-être lidée germera t-elle du côté des grands créatifs chargés de campagnes de lancement publicitaire pour des maisons dédition : une sorte de bouche à oreille mondial via un partenariat avec lAssociation BookCrossing. Pour que la culture sétende sur la Terre.
Sur un ton humoristique le reportage montrait un radar automatique, quelque part du côté de Clermont-Ferrand, qui avait été hors service pendant 3 semaines.
Pourquoi ? Parce qu'EDF avait coupé le courant pour facture impayée. Drôle, non ?
Mais ce n'est pas tout, le vraiment intéressant est ailleurs. En effet le journaliste nous expliqua que la société qui gère le radar n'avait pas payé en temps voulu sa facture d'électricité.
La société qui gère le radar ? Quoi ?
Une société privée gère le radar ? On croyait que les radars dépendaient de l'état ! Mais alors si on réfléchit cela veut dire qu'au passage il y a des gens qui se sucrent sur les infractions des automobilistes et que l'argent des amendes, loin d'aller entièrement dans les caisses de l'état (ce qui serait un moindre mal), va en partie dans des poches privées ! Et on peut supposer (car aucune entreprise privée n'est une oeuvre philanthropique) que ces entreprises sont intéressées proportionnellement à la rentabilité des radars. La spéculation sur la sécurité routière, voilà la dernière trouvaille. On ne nous avait pas dit ça quand le gouvernement a lancé sa campagne. Il n'y a pas que la sécurité routière dans l'histoire mais aussi, EUH, plutôt " surtout " une affaire de profit !
Et bien sûr, pour couronner le tout, le PDG de cette entreprise n'est autre que le frère du ministre Gilles de Robien!
On nous prend vraiment pour des quiches ! Si cette petite info vous choque faites la circuler. Que ceci devienne connu n'est-il pas en rapport avec ce brusque frein au développement de ces fameux radars ?
La peur d'un nouveau scandale !
Dans un autre style, et pour adoucir ma réputation de râleuse chronique, voici quelque chose qui pourrait être édité en prélude à un manuel de séduction
histoire de décrocher une New-Yorkaise
ou autre.
1. Les fleurs, ça plaît toujours. Et ça ne fait pas grossir.
2. Pour dégrafer notre soutien-gorge, nhésitez pas à utiliser vos deux mains
3. Laissez-nous piquer dans votre assiette. Cest souvent bon signe pour la suite.
4. Si vous avez décidé que cétait fini, dites-le-nous plutôt que de partir pour lArgentine. Cest un mauvais moment à passer, mais ça vous évitera plein de coups de fil interrogateurs.
5. Préférez « Je te rappelle vers 20 heures » à « Je te rappelle plus tard ».
6. Un simple « Comme tu es jolie ! » peut vous économiser énormément de temps par rapport à un « Comme tu es jolie aujourdhui ! ».
7. Quand vous nous emmenez en week-end, dites, au bout dune heure sur la freeway, « Et si on sarrêtait pour boire un café ? » Cela nous permettra un rapide et pudique aller-retour aux toilettes.
8. La dernière hurlait pendant lamour ? Ne vous faites pas de souci. Notre silence est très bon signe aussi.
9. Une femme qui vous offre un pull veut juste vous voir beau. Pas vous changer.
10. Dire à une femme « Regarde donc dans mon portefeuille » est une preuve damour.
11. Surtout si elle tombe sur une photo delle toute usée davoir été regardée.
12. Ce nest pas quon chipote. Cest que si on mange autant que vous, on grossit.
13. Une femme se souviendra toujours mieux que vous de ce que vous avez dit.
14. Vous nous avez trompée ? Niez le. A mort. Toujours.
15. Une femme qui demande « Ca ne va pas ? » veut juste savoir ce qui ne va pas.
16. Nous savons en général où vous avez mis la clé de votre scooter/moto/Twingo ou bien votre Metrocard. Simplement, ça peut nous énerver à la longue de toujours devoir nous en souvenir à votre place.
17. Si vous annulez un rendez-vous pour nous voir, dites-le-nous. Même si ce nest pas vrai.
18. A la question « Comment me va cette robe ? » il nexiste que deux réponses. « Bien » et « Très bien ».
19. Pour montrer que vous appréciez nos amies, dites juste « elles sont sympa ».
20. Cest toujours gentil de nous aider à passer notre manteau, mais franchement, ça ne nous aide pas. On se retrouve toujours avec les deux bras en lair et limpression dêtre un épouvantail au final.
21. Si vous nêtes pas jaloux, soyez assez aimables pour faire semblant.
22. Nous faire boire est un mauvais calcul : après trois verres, on dort
23. Entre deux nuits dans un joli petit hôtel et une semaine de squat chez vos copains, on préfère lhôtel. Toujours.
24. Il ny a pas de limites à la flatterie.
25. « Ca fait une heure que je vous vois seule au bar » nest pas une entrée en matière acceptable.
26. On aime bien « Fast and Furious » mais avant « Lara Croft » on veut bien revoir « Chicago » . Et « Pretty Woman » na rien dune niaiserie.
27. On noffre pas de lingerie à une femme avant trois ans de vie commune.
28. Ce nest pas parce que notre sac à main est grand quil doit accueillir votre portable, palm pilot, clé et portefeuille.
29. Savoir danser ailleurs quaccoudé au bar constitue un plus non négligeable.
30. La volonté affichée de plaire à nos parents nous émeut toujours.
31. Votre barbe de trois jours est sexy, mais, encore une fois, elle pique.
32. Quand vous tombez sur notre répondeur, laissez un message. On aime bien les réécouter.
33. Une femme apprécie quon débloque son ordinateur. Mais ne souhaite pas savoir comment ni pourquoi il a buggé.
34. Le port du casque est obligatoire mais uniquement sur la moto.
35. Le goût des femmes pour la déclamation de poèmes est une légende.
36. Un Post-It gentil, collé sur notre tasse ou notre oreiller, vous prend trois minutes et nous réjouit trois jours.
37. Une femme qui demande « Tu mécoutes ? » sait que vous nécoutiez pas. Répondez « Oui » quand même.
38. « Tu ne roules pas un peu vite ? » signifie quon a peur. Ralentissez, vous obtiendrez une femme détendue, qui ne remet pas en cause vos talents de pilote.
39. En fait, avec des talons, on narrive pas à marcher très longtemps.
40. « Ben évidemment » est une réponse simple et élégante à « Tu maimes ? ».
Merci à Sophie Hénaff de Cosmopolitan Hommes, France pour ladaptation.



