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Vendredi 30 janvier 2004

George Bush is meeting with his National Security Advisor, Condoleezza Rice to discuss the security issues affecting the Nation.

This morning the conversation starts off as it always does with a quick update.


George: Condi! Nice to see you. What's happening ?
Condi: Sir, I have the report here about the new leader of China.
George: Great. Lay it on me.
Condi: Hu is the new leader of China.
George: That's what I want to know.
Condi: That's what I'm telling you.
George: That's what I'm asking you. Who is the new leader of China?
Condi: Yes.
George: I mean the fellow's name.
Condi: Hu.
George: The guy in China.
Condi: Hu.
George: The new leader of China.
Condi: Hu.
George: The Chinaman!
Condi: Hu is leading China.
George: Now whaddya' asking me for?
Condi: I'm telling you Hu is leading China.
George: Well, I'm asking you. Who is leading China?
Condi: That's the man's name.
George: That's whose name?
Condi: Yes.
George: Will you or will you not tell me the name of the new leader of China?
Condi: Yes, sir.
George: Yassir? Yassir Arafat is in China? I thought he was in the Middle East.
Condi: That's correct.
George: Then who is in China?
Condi: Yes, sir.
George: Yassir is in China?
Condi: No, sir.
George: Then who is?
Condi: Yes, sir.
George: Yassir?
Condi: No, sir.
George: Look, Condi. I need to know the name of the new leader of China. Get me the Secretary General of the U.N. on the phone.
Condi: Kofi?
George: No, thanks.
Condi: You want Kofi?
George: No.
Condi: You don't want Kofi.
George: No. But now that you mention it, I could use a glass of milk, and then get me the U.N.
Condi: Yes, sir.
George: Not Yassir! The guy at the U.N.
Condi: Kofi?
George: Milk! Will you please make the call?
Condi: And call who?
George: Who is the guy at the U.N?
Condi: Hu is the guy in China.
George: Will you stay out of China?!
Condi: Yes, sir.
George: And stay out of the Middle East! Just get me the guy at the U.N.
Condi: Kofi.
George: All right! With cream and two sugars. Now get on the phone.

Dimanche 11 janvier 2004

Dernière niouzlettre avant mon départ pour l'Espagne.

Tout d'abord, mes plus plates excuses aux Messins pour n'avoir pas pu revenir les voir après le Nouvel An... :( J'ai été emportée par un flot de trucs à faire en peu de jours et j'ai surestimé mon temps libre.

Ma valise est bouclée, et puisque mes parents ont décidé de m'emmener en voiture, j'en profite pour remplir le coffre de trucs plus ou moins utiles : bouquin de cuisine, livres divers et variés, appareils photo - je suis toujours réfractaire au numérique, mais je pars avec mon compact qui fait de chouettes photos normales et panoramiques, et puis le vieux de mon papa, un Minolta de l'ancien temps, pour faire des photos en noir et blanc - etc. ...

Je pars donc demain matin, joie et bonheur dans les coeurs pour une traversée de notre pays de la mort qui tue, erk, mais bon.

J'attends l'adresse définitive de mon prochain chez moi, pour l'instant je sais la rue, mais avec les codes postaux, les courriers arrivent plus vite en général :)

Après ce soir je risque de ne pas me connecter à Internet pendant un petit moment alors soyez gentils, évitez de m'envoyer des ppts ou des fichiers Mpeg qui vont tuer ma jolie boîte aux lettres, et j'essaierai d'y penser la prochaine fois que j'envoie une photo de Paris en 360° ;)

Des tas de poutoux à tous, en attendant de vos nouvelles...

Mardi 30 décembre 2003

Quelques soucis computeresques m'ont empêchée de faire mes niouzlettres comme je le voulais, tout d'abord la dernière à New York puis la semaine dernière ici. Entre temps j'ai pris mon courage à deux mains et mon ordinateur portable que je me suis enfin décidée à configurer pour le connecter à Internet depuis la maison sans squatter l'ordinateur familial pendant des heures.

La Meuse mérite bien sa réputation de verte contrée car il a plu à verse hier matin. Live with it ! On a tout de même eu un peu de neige pour Noël sans devoir se dire que c'était l'expédition de marcher deux blocs ;) Aujourd'hui le vent s'en donne à coeur joie, les chiens ont du mal à tenir debout quand ils sortent, ils se font pousser par les bourasques, c'est assez amusant pour nous, spectateurs, moins pour eux, les pauvres petits... (Claire et Mag : Mes Chériiiiiiiis)

Noël. Ah oui... J'ai été gâtée pour la Noyelle. Comment ça on dit pas la Noyelle ? Ah bon ??? Ok, j'arrête... Pfff.... Il reste d'ailleurs encore au pied du sapin les derniers cadeaux non encore récupérés par leurs futurs heureux propriétaires. Comment s'est passé votre Noyelle ? Gâtée itou par le Père Noël ? Dites moi tout ! Mes parents - qui ont été ravis de leurs cadeaux respectifs - ont eu l'idée loufoque de m'offrir une guitare ! Et  vous ?

Noël moyennement gai pour nous, à part ça, car on a appris le 24 au soir qu'un vieil oncle de la famille, certes malade depuis un bon bout de temps, venait de décéder à l'hôpital. Le 26, donc, au lieu de fêter l'anniversaire de maman comme il se doit, on a brunché pour arriver à l'heure à l'enterrement. Le seul point positif des enterrements, je crois, c'est qu'on revoit plein de monde de la famille qu'on ne croise que rarement, et puis ça fait du bien de se remémorer ensemble des bons souvenirs liés à la personne qu'on vient de perdre. Enfin. Il ne pleuvait pas mais il faisait un froid de canard. Hier donc, on a  pu fêter vraiment l'anniversaire de maman, avec le vrai repas et tout et tout. Ca nous a changé les idées.

Voilà les dernières nouvelles de Maizeray-city-plage. D'autres se gaussent que c'est tout de suite moins glamour que Manhattan. Je vous rétorquerai que bien peu m'importe, je suis avec ma famille et c'est très bien comme ça. Soit dit en passant, je suis sûre que pour les Niouiorquais trendys, passer les fêtes de fin d'année dans la campagne française, c'est supra hype. Ils ne doivent pas réussir à imaginer Maizeray un jour de pluie... Heureusement il a neigé un chouia le 23 et le 24, donc on a eu un petit Noël blanc.

Je ne me mets pas encore au bain espagnol, j'attends l'année prochaine, qui approche certes à grands pas, mais c'est psychologique, pour l'instant je suis en vacances...

Des tas de poutoux Meusiens - attention c'est une denrée rare...

 

Lundi 17 novembre 2003

Un coup de gueule pour commencer la semaine, oh combien paradoxal puisqu’écrit en français et s’adressant aux Français de New-York pour en dénoncer… La suite vous éclairera.

Le Frenchie Trendy se la joue à New-York, roi du monde. Rien ne change. Ses tentatives plus ou moins fructueuses de cueillir au détour d’un lounge une new-yorkaise peu farouche n’ont pas altéré son sourire carnassier de trader hype. Le Français se repère à des kilomètres à la ronde. Le Français veut toujours se distinguer. La coupe de son manteau, la façon dont il tire des bouffées sur sa cigarette (oui, il fume), son accent, enfin, le dévoile aux yeux de tous. Mais surtout, le Français est grégaire. Le Français sort en groupe, en groupe de Français tant qu’à faire.

Ce Français là, qui lache des mots anglais dans une conversation dans sa langue matenelle pour faire ‘in’, ce Français meme qui sort dans des soirées franco-françaises – des French Days et autres du meme acabit – ce Français qui se croit obligé d’etre people et de ne pas retenir les prénoms des gens qu’il croise pour faire croire qu’il connaît trop de monde, ce Français qui regarde de haut tous ceux qui n’habitent pas le Village ou un appartement avec salles de bains multiples dans Manhattan (faut-il seulement préciser qu’il vit seul, la collocation l’horripile – sauf s’il se trouve des ames similaires pour partager ses pathétiques soucis), ce Français qui veut absolument aller prendre un verre dans tous les endroits people de la ville dans l’espoir d’y croiser une célébrité, ce Français qui est Parisien, évidemment, ce Français qui assure qu’il rappelera les gens avec qui il a passé une soirée – alors que visiblement, ces gens ne sont pas de son monde, pouah –, ce Français qui ignore par la suite les gens avec qui il a passé une soirée parce que, justement, ils ne sont pas du meme monde, le sien, innaccessible aux non-initiés, doit le rester, ce stagiaire qui se croit grand manager, ce stagiaire qui a eu la place d’un autre plus compétent parce que papa a des relations...

A ce Français, je voudrais dire combien il est ridicule, risible, triste, dégoulinant de pédanterie, horripilant, insupportable. A ce Français, je voudrais dire combien il fait petit coq, chefaillon bataillant pour des éclats de rien, brassant de l’air entre de bouffées de cigarette...
A ce Français je voudrais dire que je n’ai pas envie de le rencontrer. A ce Français je voudrais dire qu’il est pathétique. A ce Français je voudrais dire qu’il n’a rien vu autour de lui pour avoir recréée à New-York le microcosme de sa cour française. A ce Français je voudrais dire qu’il est en train de rater sa vie.
A ce Français, malgré tout, je dis bonne chance. Bonne chance, parce que, la Vie, elle, se chargera d’altérer son sourire carnassier de trader hype indestructible – apparemment seulement.

Et a tous ceux qui se prendraient l’envie d’écrire des commentaires acides sur cet article, je ferais remarquer qu’alors, si vous etes sentis blessés, c’est que j’ai donc touché juste. A bon entendeur...

Mercredi 22 octobre 2003

Tout étudiant qui se respecte en vient à passer par là, après avoir hurlé devant les prix abusifs du train – ici seules la première classe existe – et de Greyhound, disuasifs au possible pour les budgets serrés.

On tombe, au détour d’une recherche webesque, sur le site Internet d’une société obscure dont le nom est représenté par de multiples petits signes cabalistiques.
Qu’on se le tienne pour dit : la moitié de la planète parle le chinois – pays, diaspora, et courageux étrangers qui tentent d’ingurgiter les quelques 3000 idéogrammes de l’Empire du Soleil Levant.
On clique au hasard, et par dépit sur la page qui affiche les prix des transports – non pas en Won mais bien en dollars américains. Le sens du commerce. On s’extasie sur leur légèreté... On voudrait partir tout de suite. Lorsque Greyhound propose un aller-retour Washington pour plus de $ 60, les Chinatown bus le font pour $ 30. On vous rappelle, pour votre gouverne, que l’un comme l’autre font le même trajet. On n’hésite plus, on se prévoit donc un petit week-end low cost à D.C.
Certaines compagnies proposant des départs depuis la 34ème rue, on arrive guilleret, sans le stress des multiples changements qui découlent du fait qu’on doit attendre ledit bus dans une ruelle sombre de Lower Manhattan, où tout rappelle l’Asie : des odeurs des rues aux enseignes des échoppes. On monte dans le véhicule, on s’installe comme on peut, on cale son sac dans le compartiment à bagages (attention à l’ouverture des coffres qui peut entrainer la chute d’objets), et on prie pour que le temps de voyage n’excède pas les 4h30, comme le sous entend le ‘average time’ inscrit sur le site.
On est content de voir que, pour un vendredi soir, la circulation semble assez fluide. Le bus fait une escale à Chinatown, avant d’avaler les kilomètres. Là, l’espace intérieur, qui semblait déjà presque comble, se remplit littéralement. De gens. De langue différente. D’odeurs. On se sent littéralement assailli par une armée qui aurait décidé de vous achever par une pollution odorante particulièrement tenace : le chou. Car le sino-américain qui se respecte, prévoit de diner dans le bus. A notre grand désespoir. On n’arrive pas à déterminer, à l’œil, ce qui se trouve dans le plat, mais cela sent le chou à plein nez. On se cale dans son siège – notre dos en prend la forme – et on ferme les yeux dans l’attente de l’arrivée. On les rouvre sensiblement deux heures plus tard pour se rendre compte que
1. l’odeur de chou est désespérément tenace
2. on est toujours dans Manhattan, et on aperçoit seulement au lointain l’entrée du Holland Tunnel.
C’est fâcheux. On prend son mal en patience, et on regarde défiler le paysage. Les piétons qui avancent plus vite, par exemple. On a le temps de relever quelques adresses, d’admirer les affiches de pub en 4x3.
Sensiblement à la moitié du trajet, on fait une halte sur une aire d’autoroute, ce qui est là également un grand moment d’anthologie. Les voyageurs étant au bord de la famine – 3 heures de route sans arrêt – reviennent avec tout ce que le Fast Food fait de plus odorant rayon graillon. C’est impressionnant la concentration d’odeurs qu’on obtient dans un espace clos tel qu’un vulgaire bus. Avec un peu de chance, avant la fin du trajet, quelqu’un, plus affecté que les autres par le roulis du véhicule et le mélange chou-friture, tendra à rendre tout ce qu’il peut pour contribuer à son tour à l’exacerbation de la « qualité » de l’air ambiant.
Courage, on est presque arrivé. On regarde sa montre avec l’impression qu’elle vient de s’arrêter, tant elle avance peu vite. Notre dos et nos narines, seuls, savent le temps qu’on endure réellement.
Sensiblement 5 à 6 heures après notre départ sur la 34ème rue – souvenez vous comme on était guilleret – on peut enfin descendre pour admirer D.C.. Notre dos a encore la forme du siège, nos narines s’extasient sur l’air pollué par les voitures, mais on se sent mieux, tout de suite. On a juste l’air d’un vieux chiffon, ébouriffé, débraillé, cernes sous les yeux et teint pâle. Mais heureux. Et fier aussi. On est un héros : on a survécu au Chinatown bus…

http://www.2000coach.com

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