Journée de plage : la joie dun dimanche dans les douces odeurs de crème solaire
La plage, Jones Beach, était en effet immense. Et tout aménagée : restaurants, toilettes, poubelles tous les 100 mètres
ET les fameux lifeguards, du haut de leur tourelle de bois blanc, scrutant lhorizon. Seuranne ne vois tu rien venir ? Non, passe moi lhuile solaire, je mentends cuire.
Pour leur éviter de bouffer leur sifflet ou de tomber de leur chaire haute comme si cétait le début de la troisième guerre mondiale atomique juste là, sur leur bout de plage, il faut se faire violence et
1. nager uniquement entre les drapeaux verts sagirait pas quils courrent trop loin pour aller rechercher les noyés.
2. ne pas nager trop loin vers lhorizon pour les mêmes raisons.
Soit.
A part ça on a le droit de faire les fous même dans les énormes vagues et rouleaux de lAtlantique et cest le pied, une fois passée la surprise que ressent le premier orteil au contact de leau glaciale.
Comme je suis une jeune fille raisonnable et que je me suis tartinée de crème solaire Nivéa Sun® Indice 20 Waterprooft, je nai pas la couleur de lécrevisse en rentrant.
Une bonne douche là dessus, en rentrant, puis mon habituelle balade au Riverside Park pour bouquiner en admirant le coucher de soleil. Mon petit rituel.
Balade à Central Park. Jy suis partie à pieds, depuis chez moi (pauvres petits pieds qui souffrent le martyre maintenant
). Je ne pensais pas que Central Park était si grand ! Jai marché jusquau Réservoir, puis je suis descendue jusquau Belvédère, jai traversé ensuite pour atteindre la 5ème avenue, et je suis descendue jusquà Penn Station, pour inspecter les horaires du « Long Island Rail Road », histoire daller à la plage demain. Jai opté pour Jones Beach qui a lair pas mal sans être trop loin.
Je navais jamais remarqué, mais il y a des maisons à colombages dans ma rue
Cela paraît anachronique au milieu des buildings
(Je déteste les mômes américains. Ils sont capricieux, chiants, bruyants et yen a partout. On devrait les manger, tiens, la peau bien croustillante davoir enmagasiné tant de graisse).
Contrairement au 14 juillet en France, tous les commerces restent ouverts ce jour là Les Etats-Unis me fascineront toujours...
Je suis descendue en métro jusquà Lower Manhattan, avec au départ lidée de suivre le Guide du Routard. Finalement, je suis allée jusquà Battery Park, de là jai pris le ferry pour Staten Island, qui passe à quelques encablures à peine de notre belle Statue de la Liberté (française, merci Monsieur Eiffel, faut-il le répéter). Vue superbe sur le Financial District et la skyline de Manhattan.
A Staten Island, jai pris un bus pour me promener un peu, au hasard. Jai sauté dans le n°76 qui allait jusquà Oakland Beach. Paysage urbain inégal : complètement délabré au début, puis on passait dans Richmond un peu mieux, avant darriver dans des quartiers très résidentiels. Pas de buildings crevant le ciel comme à Manhattan : les buildings sans fin ne sont que la conséquence du manque despace (et dun complexe masculin refoulé ?). Oakland Beach porte mal son nom : aucun accès à la plage.
Je suis donc remontée dans mon bus pour retour à la case ferry. De retour à Manhattan, jai parché dans Battery Park puis dans le Financial District. Là, quantité de bouis-bouis vendant force vêtements, grignotis, nourriture (italienne, japonaise, chinoise, allemande, indienne ), des bricoles, etc tout au bord de leau. Overcrowed, vraiment
Jai joué des coudes jusquau Pier 17, un mall sur leau qui domine lEast River doù est tiré le feu dartifice depuis des barges Macys car cest le grand magasin qui finance les festivités.
Superbe feu
Une demi-heure dextase, les yeux en lair, émerveillés comme des enfants
Dernier jour de travail avant le week-end prolongé. Du classement, encore et toujours. Youpi youpi youpi. Comme ils disent ici « I’m extatic » sur le ton de Droopy dans un accès de joie « You know what ? I’m happy ».
J’ai rédigé avec Justo une attestation pour Bouygues Télécom. Ces grands malins continuent à faire courir mon forfait téléphoniuqe résilié il y a un mois sous prétexte qu’ils n’ont pas de preuve que je suis partie travailler à l’étranger. Les voleurs.
Petit plaisir de la journée : terminer de travailler à 15 heures…
A 18 heures j’ai retrouvé devant Carnegie Hall un québécois EntreNewYorkais pour aller prendre un verre et, c’est toujours ça, ce n’était pas un psychopathe (c’est toujours intéressant de le constater… après coup).
On était d’accord sur le fait que les Etats-Unis sont le pays de l’excessivité :
trop de clim,
trop de coca,
des immeubles trop hauts,
des voitures trop grandes,
des gens trop gros,
des mentalités trop puritaines…
Faute de grives, on mange des merles. Fin du classement pour Apple
puis
rien du tout. Jai donc légitimement traîné sur Internet toute la journée et mailé un peu tout mon carnet dadresse.
Jai entre autres trouvé ICQ2Go qui permet douvrir sans télécharger le petit logiciel, la petite fenêtre à blablatter. Ce dont jai largement profité pour étoffer mon après-midi de labeur.
Jai trouvé, aussi, le site EntreNewYork, un site-forum-petites-annonces géré par des français à New York et sadressant à tous les francophones / francophiles qui sy promènent. Ce qui permet daller dans la rubrique « je cherche des amis » et de poster un message, tout sourire, pour dire ô combien il est triste de se retrouver seul dans une ville aussi grouillante.
Au bureau, quand Justo lassistant de direction me parle, je dois vraiment faire un effort pour le comprendre. Il parle anglais avec un accent latino à couper au couteau. Ca va presque mieux quand il sexprime en espagnol
Mais jai aussi du mal avec cet accent colombien que je ne connais pas.
Jai enfin un pass pour entrer dans le building sans avoir à pleurer un sticker « visitor » au desk sécurité de lentrée. Cest pire que la Banque de France cet immeuble
Il me faudra encore attendre un peu pour avoir le pass qui me permet dentrer chez Wathne : eh oui, il est différent ! Cest vraiment le parcours du combattant. Petite consolation : jai fait attention pour la photo, pour avoir un vrai sourire sur le pass que je vais garder six mois !
Après le boulot, je suis allée à la bibliothèque de New York (40st & 5th). Linscription est gratuite pour les habitants de la ville. Top !
Comble de la flemme : jai emprunté deux livres
en français ! De Marcel Aymé : Les Tiroirs de lInconnu, et pour régresser Les Contes du Chat Perché.



