Bon, jai dit que je my mettais, alors je my mets, à cet article. Me reste juste à trouver un sujet
Un petit sujet susceptible de vous intéresser. Euh
La cueillette des olives en basse Provence ? Le trou de la couche dozone ? Les petits vieux qui ont du mal à distinguer les pièces de 1 et 2 ? Les fourmis de Reims-lès-bains mortes de froid pendant lhiver 2001-2002 ?
Je sens que ça ne vous inspire pas. Nempêche que je suis sûre que vous regardez les infos à la télé
Sisisi tout le monde fait ça. Et pis la météo après. Ben je sais pas vous, mais moi je préfère la radio.
Explication.
La première, purement logique : quand on na pas la télé, on se rabat sur la radio (pour les films, là, cest plus dur).
La seconde, un peu plus élaborée (allez, je vais passer pour la schtroumpfette grognonne, mais cest pas foncièrement super grave) : les fourmis de Reims-lès-bains, ça ne mintéresse pas, mais alors pas du tout (désolée pour elles). Et le temps quil aurait dû faire demain non plus.
Eh oui, cest mon coup de gueule du jour, les journalistes télévisés (enfin moi je les appelle des journaleux) ménervent. Pourquoi ? Parce quils se sentent obligés de nous tenir la jambe une heure en faisant un sourire hypocrite au prompteur dont ils vont finir par nous donner la marque à force de ladmirer. OK en Afghanistan, ça va pas fort en ce moment. OK on vient de passer à lEuro. OK ce nest toujours pas la paix dans le monde, des tas de gens meurent de faim, et en plus, ya des inondations, et puis du verglas, et Bush ou un autre a encore fait une boulette, puis encore des tas de calamités. Je veux bien quon nous le dise. Mais pas quon nous assomme à 13h puis quon en remette une couche à 20h (pitié, si quelquun de haut placé dans les sphères médiatiques mentend, quil fasse quelque chose). Parce que justement, pour tenir leur sacro-sainte heure, à 13h, les journaleux me donnent limpression de se sentir obligés de nous initier à la culture des olives en basse Provence, ou
enfin bref. Bizarrement, quand on na plus de guerre sous la main, on déterre un vieux sujet qui traînait par là, et hop ! Œ dheure de gagné sur le temps imparti !! Super, non ? (en entretien, ça ne marche pas aussi bien)
Et alors, la météo, cest le summum. Quel délice ! On est obligé de se farcir une potiche (ou un balai, cest selon la chaîne) qui sourit aussi hypocritement que son collègue du JT en nous annonçant que « ouf, ça y est, il va faire meilleur fin janvier : 10°C avec de la pluie !!! » Cest vrai, cest mieux quun temps bien sec et ensoleillé
Enfin ça dépend où. Doivent tous avoir une résidence dans le Sud de la France, ces zouaves là, parce que quand il fait beau dans le Sud, ils sont tous frétillants, et à les entendre « il fait beau partout ». Par contre, si par malheur le Nord de la Loire est sous le soleil et le Sud sous la pluie, ils boudent. Ce qui est très drôle aussi, cest que maintenant quà Météo France, ils ont des supers technologies pour nous dire le temps quil fera, on dirait quils se plantent deux fois plus quavant
Juste un détail encore : que les potiches aillent réviser leur géographie. Jusquà nouvel ordre, « lAlsace-Lorraine », ce nest pas une région. Mais deux. Contrairement à ce quils tentent bien trop souvent de nous faire croire (je leur fait grâce du dévoilement dautres de leurs bévues).
Jadore. La météo est mon émission préférée
(Comment ça je ne suis pas crédible ?) Surtout les prévisions pour la semaine à venir (sachant que déjà pour le lendemain, ils ont du mal
).
Bon, OK, je sais bien que je peux zapper. Ahhhhhh (cri dhorreur du zappeur) : cest la même chose partout, si je veux les infos ou la météo
(Ca ne se voit pas, mais le zappeur est maintenant au bord de la crise cardiaque
)
Ce qui est encore plus hilarant, cest que cest Météo France qui donne les infos à tout le monde, mais personne ne dit la même chose ensuite
OUI JE SAIS à la radio, les infos ne sont pas forcément mieux. Ni la météo forcément plus fiable. Nempêche que cest plus rapide. Et au moins je vois pas la tête de la personne qui parle : la souffrance est plus brève et moins intense.
Heureusement quil y a les pubs pour abréger nos souffrances.
03/10/2002
Et dans la lancée
Oyez, oyes, braves jeunes. Ceci est pour vous. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gente masculine ou presque, et pourquoi, quand vous leur dites quelque chose, ils se mettent à bouder, alors que vos intentions étaient (peut-être) parfaitement louables
Avec laimable participation/droit de reproduction de mon carnet dadresse.
De la part dune fille quils apprécient vraiment (sur qui « ils » ont des vues) :
- Jaime pas ta déco
- Jaime pas ton café
- Jaime pas le café
- Técoutes ça, comme musique ? Errrrkkk
- Tes vachement sympa, comme mec, tes drôle, et tout
Tes un bon pote, quoi
Cest tout.
- Franchement, tes jeux de mots, cest lourd
- Tu veux pas arrêter 2 minutes avec tes blagues vaseuses ? On est à table, tu me donnes envie de vomir
-
(une fille qui ne parle pas, ça cache forcément quelque chose)
- Tu sais quoi ? Je me suis trouvé un copain, cest lhomme de ma vie !
En soirée :
- Jespère que tu ten rappeleras demain, quon restera ensemble. Jai pas de chance avec les garçons (oulala
le plan je-t-embarque-tout-de-suite-et-pour-longtemps)
- La guerre cest mal, et la paix, cest chouette (cest juste pour remplir le vide, ou ?)
- Tas les goûts musicaux dune gamine de 13 ans
- Ah ben, cest rare, un garçon qui fait de la danse
- Tu sais même pas danser le rock ?!?
- Tas aucun sens du rythme, cest pas possible
- Attends, je vais te refaire ton nud de cravate
Tu fait vraiment pitié comme ça.
- On met pas de cravate avec une veste à col Mao (Ah ?)
- [gifle] (en réponse à « Tu suces ? »)
De la part de leur copine théorique :
- Tu ronfles
- Cest tout ?
- Non, pas ce soir
- Tu as tort
- Tu te remets jamais en question, cest pas possible
- Est-ce que le mot remord évoque quelque chose en toi ?
- Tu bois / fumes trop
- Tu pourrais pas te coiffer autrement ?
- Tu peux pas les mettre directement dans le panier à linge, tes chaussettes sales ? Elles sont vraiment obligées de faire une escale sur le canapé ?
- Arrête de me parler de ta mère
- Elle est beaucoup trop grosse ! (à propos de votre valise [bien sûr])
- Si tu continues à mater comme ça, ce soir, ceinture.
- Il faut quon parle (aïe
)
- Tu pourrais pas faire un petit effort, pour une fois ?
- Tu mécoutes, quand je te parle ??
En vrac :
- Eh
mais tu es petit, cest pas mes chaussures à talons
Ah ouais
Tes vraiment petit.
- Tu conduis trop vite
- Jadorerais te voir cuisiner / faire la vaisselle / le ménage
- Je peux prendre une photo de toi quand tu passes laspirateur ? On me croira jamais sinon
- (en regardant le gloubi-boulga qui achève sa laborieuse agonie en accrochant au fond dune casserole) Cétait quoi ?
- Faudrait vraiment que tailles chez le coiffeur (euh, pour quoi feur ? [ton de rappeur])
- Tappelles ça ranger ?
- Tes pas très athlétique comme garçon
- Quest ce que tu penses de mes nouvelles chaussures / ma nouvelles robe / ma nouvelle coiffure (question piège ?)
- Tu peux descendre la poubelle ? (oui, cest techniquement possible)
- Je rêve, tes encore bourré
- Ten es à ton combien-t-ième verre ?
- Erk
tu pues lalcool à 3 mètres
- Erk
tes vraiment obligé de mettre ce tee-shirt pourri sous prétexte quon est dimanche ?
- Erk
tes vraiment obligé déviter de te raser sous prétexte quon est dimanche ?
- Rien. (réponse à la question « quest ce qui ne va pas ? »)
- Erk
cest moche, des chaussettes de cette couleur, avec ce pantalon
Tas pas autre chose ?
Et ils détestent aussi :
- Quune fille leur demande
ce quils détestent quune fille leur dise.
- Quune fille soit plus grande queux (ndla : ça ne risque pas franchement de marriver, même si je lève les bras)
09/2002
Oyez, oyes, braves jeunes. Ceci est pour vous. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gente féminine ou presque, et pourquoi, quand vous leur dites quelque chose, elles se mettent à bouder, alors que vos intentions étaient (peut-être) parfaitement louables
Avec laimable participation/droit de reproduction de mon carnet dadresse.
Venant dun jeune homme vraiment apprécié (sur qui « on » aurait des vues) :
- Non, tes trop moche / trop conne
- Désolé, tes vraiment une bonne copine, mais cest tout
- Jaimerais quon reste amis
- Mais quest ce que tu veux que je te dise ??? (oh jai bien une idée, moi, de ce que je voudrais que tu me dises
)
- Non, mais par contre, si ta copine est intéressée, ça me dirait bien
- Krchhhhhhh
Désolée, jai rien entendu, jai pas de réseau
Krchhhhhhhhhhhrrrrriiiiii
Bip bip bip
- Moi, je veux bien, mais ma copine ne sera pas daccord
- Euh
Désolé, jai pas le temps, là, jai piscine
- Non, ma mère ne serait pas daccord
- Juste si tu suces
- Oh oui, mais il faut juste que tu saches que je pars au Guatemala dans un mois, pour un stage de 4 ans
Venant dun jeune homme quon apprécie vraiment (et qui, visiblement, ne sen rend pas compte)
- Dis, tu veux pas essayer de marranger un coup avec ta copine ?
- Ouh, su cette photo, tu prouves vraiment que le ridicule ne tue pas
et Sabrina (ma meilleure amie, ndla) est toujours aussi merveilleuse (le deux en un qui tue)
- Tu sais quoi ? Je me suis trouvé une copine, cest la femme de ma vie !
- Salut Sabrina ! (Nan, moi cest Magali, crétin ! [ Et ça fait trois ans quon se connaît])
- Tiens, jai pensé à toi hier : à la télé, ils passaient un reportage sur la chirurgie esthétique / les handicapés / les nains
- Désolé pour le ciné demain soir, je peux pas, je dois aller chez Sabrina pour réviser linterro qui aura lieu dans 3 semaines
De la part dun jeune homme quon ne connaît pas, et quon croise dans la rue :
- Ouah
Elle est bien foutue, mais elle a vraiment une sale gueule (ou le contraire, cest selon)
- Ouah
jme la frais bien, elle est trop bonne
- Excusez-moi, Monsieur
- Eeeeeeeerrrrrrrrrrk, tes mooooooooooche
- Eh, tu tes gourée, lécole pour handicapés, cest en face
- Hipsssss scusez-moi mademoiselle
. Hipssss zauriez pas une ptite pièce ?
- Eh, Mademoiselle !!!
Ah non, de face, cest vraiment pas pareil, erk
- Pousse toi, conasse
De la part de notre copain théorique :
- Promis, je técris une carte postale (et, bien sûr, pas de nouvelles pendant deux mois, à croire quil sétait fait dévorer par une meute de loups particulièrement affamés en se baladant dans les bois, entre temps)
- Mais oui, moi aussi
Euh, quest ce que tu disais, déjà ?
- Oooooh ouiiiiii, Sabrinaaaaaaaaaaaaaaa !!! (non, moi, cest pas Sabrina, crétin)
- Tes trop bonne
- Allez, pleure pas, on se reverra dans 6 mois
- Tes parents sont des cons (même si cest vrai)
- Non, je veux pas prendre un appart avec toi : je préfère rester chez mon père. Par contre, si tu veux, tu peux venir y habiter aussi
- Bon, écoute, cétait génial, cette nuit, mais je préfère quon en reste là
- Je suis toujours amoureux de mon ex
- Tes moins bien que mon ex
- [au resto / café, quand on vous propose une rose] Non merci, on a déjà b
. (le summum du romantisme)
En vrac :
- Tas encore fait à manger pour 10
- Ma mère, elle le fait pas comme ça, le risotto / le gâteau au chocolat / la vinaigrette
- Tu dépenses trop dargent, pense à tes impôts
- Cest quoi, ce que tu as mis ? (genre ça ressemble à rien)
- (alors quon vient de passer une demi heure pour le choix dun vêtement, et quon sest finalement décidée pour la petite jupe) Elles sont pas mal, tes chaussures
- Tas pas un peu grossi ?
- Tu vas être super contente : mon frère dit que tu fais vachement moins grosse quavant (sic)
- Naaaannnn, tes pas grosse. Tes juste un peu rondelette.
- Arrête, on dirait ta mère
- Quest ce quon mange ce soir ? (des pâtes, manifestement, si je te laisse cuisiner)
- (au restaurant) Merde ! Jai oublié mon carnet de chèques ! (ben voyons)
- (à propos de notre pantalon préféré quon met presque en non stop depuis 3 mois) Il te boudine pas un peu, ce pantalon ?
- Tu vois, je te lavais bien dit (que ce soit vrai ou non)
- Mais cétait une blague (comme si cétait de notoriété publique que les filles prennent toujours tout mal)
- (en réponse à « Que penses tu de ma nouvelle robe / coiffure
) Cest bizarre
(ça veut tout dire)
- Heureusement que je te laisse gagner de temps en temps (surtout navoue pas que tu nas pas fait exprès de perdre)
- Cest ce truc pseudo romantique, ce mélo neu-neu, ton film / livre préféré ??
- Elle te ressemble pas, ta sur, elle est canon
- Boah
tes pas si petite
- Tu fumes pas, tu bois pas
Tu s
. ?
- Pourquoi il faudrait que je sois galant, tes quune copine ?? (et alors, je suis une FILLE quand même)
- Regarde moi ça, elle conduit comme un pied, cest bien une nana
Oups, pardon, javais oublié que tu ratais régulièrement ton permis.
- Ton prénom, cest comme la marque Fleury Michon, cest ça ?
- Ton prénom, cest comme la prison, cest ça ? (grrrrr)
Et elles détestent aussi
- quand elles se fendent dun grand e-mail
quon leur répond par une pauvre petite ligne
- quon les regarde en les détaillant comme si elles étaient un steak sur pattes (dédicace spéciale aux étudiants de lENSTA et autres écoles dingénieurs)
10/2002
Parlant bouquins, jai pas encore dit mon dernier mot. Ya pas que des nouveautés qui mont donné envie décrire un peu ce mois ci. Tout dabord, une BD : Earl & Mooch[1], de Patrick McDonnel. Cest un dessinateur américain (personne nest parfait), qui a imaginé la série en 1994, et depuis ses albums se vendent partout. En 1996, lauteur a reçu le Prix Max und Moritz du meilleur dessinateur, en 1997 lui ont été décernés le Prix Genesis, et celui du National Cartoonist Society pour la meilleure bande dessinée.
En quelques coups de crayon, le dessinateur nous compte les mésaventures du chien Earl et du chat Mooch, dans des strips dune page maximum. Façon Garfield : attirance notoire pour tout ce qui se mange, et forte propension à la sieste. Les deux protagonistes nous entraînent dans leurs pensées, leurs découvertes. Earl et Mooch sont le couple impossible : candides et inexpérimentés, ils sentendent comme larrons en foire et font fi des antagonismes de leurs espèces. Les deux compères cherchent à se copier : ainsi le chat veut faire le chien de garde, et le chien a décidé dapprendre à ronronner
Earl semble être le plus innocent et le plus ignorant, mais cest surtout parce que Mooch ne veut pas le montrer : il frime devant son copain canin
Les deux évoluent entre le maître dEarl, Ozzie, les propriétaires de Mooch, Millie maîtresse gâteuse, et Frank, jaloux du chat, le boucher et les voisins.
Le petit monde dEarl et Mooch vaut vraiment le détour. Et si vous êtes sages et très gentils avec moi, je vous en prêterai peut-être un tome !
Un roman, maintenant, que je suis en train de lire comme ça, tout va bien, je ne vous raconterai pas la fin et qui pourrait venir à la suite de mon article sur les journalistes dans le précédent BazArt[2]. Un roman comique qui singe le monde journalistique, et
écrit par un journaliste du Nouvel Observateur, François Reynaert : Nos amis les journalistes[3].
Lhistoire, en gros ? Bon, allez, cest bien parce que cest vous. Le rédacteur en chef du Journal vient davoir une nouvelle lubie : consacrer un numéro entier au non événement. Puisque tout le monde parle de guerres, et des problèmes du monde, face à la concurrence exacerbée dans les médias, étudier un endroit où il ne se passe rien est la seule façon de se démarquer. Cest ainsi que 3 personnes du Journal sont dépêchées un peu contre leur gré au Tourdistan, petite république dAsie Centrale où il ne se passe rien, ou presque. Cest drôle et assez bien écrit. Amusant de voir comment les 3 journaleux se dépatouillent avec leur reportage au pays du non événement, enfin, cest ce quils croient au début, car tout peut se gâter
Je ne vous en dis pas plus, et je laisse le suspense faire le reste.
Bonne lecture !
[1] Earl & Mooch de Patrick McDonnel, aux Humanoïdes Associés (3 tomes : La nuit des chasseurs, Mon maître ce héros, La peau de lours), 7 lun.
[2] NDLR : Journal édité par le Bureau des Arts de Reims Management School, jusquen 2002, regretté ensuite car remplacé par lignoble Artefact.
[3] Nos amis les journalistes, François Reynaert, Nil Editions, 17 (ça y est, mes esclaves se sont mis à lEuro).
02/2002
LEscale[1] est toujours ouverte
Sauf quand vous arrivez dans lurgence pour acheter une disquette.
LEscale a toujours des disquettes
sauf la veille du jour où vous avez un dossier de marketing à rendre, avec copie sur disquette à filer au prof. Là, ils sont en rupture de stock.
Les bibliothécaires sont des gens normaux. Enfin presque toujours. Ils se métamorphosent en une meute de monstres particulièrement hargneux au moindre bip timide émis par un portable négligemment laissé au fond dun sac. Et ils ont louïe très fine. Même quand tout le monde hurle autour de vous, ils vous repèrent tout de suite, et vous virent de leur sacro-sainte pièce manu militari.
En théorie vous venez à la médiathèque pour travailler. En pratique, vous débarquez à la médiathèque avec lespoir furtif que, bien quétant complètement à la bourre pour vous mettre à ce bilan opérationnel personnalisé (quon naffublera pas de qualificatifs péjoratifs par souci déquité et de compassion envers les profs qui les lisent voire les corrigent), vous allez dégoter *LE* livre qui va vous sauver la vie. Cest à ce moment là que votre portable, négligemment laissé au fond de votre sac, se met à sonner.
De toute façon, vous avez tou-jours votre carte détudiant sur vous. Sauf le jour où vous débarquez à la médiathèque avec lespoir furtif que, bien quétant complètement à la bourre pour vous mettre à ce bilan opérationnel personnalisé (quon naffublera pas de qualificatifs péjoratifs par souci déquité et de compassion envers les profs qui les lisent voire les corrigent), vous allez dégoter *LE* livre qui va vous sauver la vie. Pour pousser le vice à son extrême limite, on peut même imaginer alors que votre portable sonne à ce moment là
Les soirées open-bar sont toujours organisées la veille des présentations orales où vous serez obligés daller, à 8 heures du matin. Cest un fait.
Vous entendez toujours sonner votre réveil
sauf le lendemain dune soirée open-bar.
Vous entendez toujours sonner votre réveil
enfin presque toujours. Parfois, vous avez pourtant la bonne idée de laisser votre téléphone portable allumé, et à portée raisonnable de loreille (raisonnable, pas pour le volume sonore qui vous permettrait de continuer à dormir, mais raisonnable pour quil atteigne un neurone survivant et vous réveille vraiment), ce qui vous permet dapprendre, vers 10 heures du matin, que si vous mettez à profit lensemble de votre bagage neurologique, vous avez une petite chance de ne pas rater les partiels de laprès-midi, au moins. (ndla : extrapolation dun fait réel qui eut lieu en classe B, promo 2004).
Les QCM de partiels servent : en théorie, à valider ce que vous avez appris pendant les blocs de cours. En pratique, à valider quen fait, vous auriez dû retenir un peu plus que le vague contenu du cours
et à vous maudire pour avoir pensé que « les QCM, cest facile, de toute façon, quest ce quon va semm
à réviser, hein ? »
Vous vous rendez toujours compte lorsque vous arrivez en retard sur un campus
que vous aviez en fait cours sur lautre, aujourdhui.
Vous réalisez soudain, en séchant sur un partiel de compta budgétaire (ou finance, ou maths, cest selon) quil aurait peut-être été judicieux de changer les piles de votre calculatrice et/ou de vous pencher plus sérieusement sur le mode demploi des fonctions financières quelle propose.
[corollaire] Vous nêtes jamais tombé en rade avec votre calculatrice
qui, en plein milieu dun partiel de compta budgétaire (ou finance, ou maths, cest selon), va vous prouver quelle est très capable de vous lâcher, comme ça, sans crier gare. Sisi.
12/2002
NDLA : Jaime beaucoup les gens de lEscale, et je nai rien à leur reprocher. Il y a des lois contre lesquelles même un Sup de Co ne peut pas lutter.
