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Jeudi 13 janvier 2005

Bon, j’ai dit que je m’y mettais, alors je m’y mets, à cet article. Me reste juste à trouver un sujet… Un petit sujet susceptible de vous intéresser. Euh… La cueillette des olives en basse Provence ? Le trou de la couche d’ozone ? Les petits vieux qui ont du mal à distinguer les pièces de 1 et 2 € ? Les fourmis de Reims-lès-bains mortes de froid pendant l’hiver 2001-2002 ?

Je sens que ça ne vous inspire pas. N’empêche que je suis sûre que vous regardez les infos à la télé… Sisisi tout le monde fait ça. Et pis la météo après. Ben je sais pas vous, mais moi je préfère la radio.

Explication.

La première, purement logique : quand on n’a pas la télé, on se rabat sur la radio (pour les films, là, c’est plus dur).

La seconde, un peu plus élaborée (allez, je vais passer pour la schtroumpfette grognonne, mais c’est pas foncièrement super grave) : les fourmis de Reims-lès-bains, ça ne m’intéresse pas, mais alors pas du tout (désolée pour elles). Et le temps qu’il aurait dû faire demain non plus.

Eh oui, c’est mon coup de gueule du jour, les journalistes télévisés (enfin moi je les appelle des journaleux) m’énervent. Pourquoi ? Parce qu’ils se sentent obligés de nous tenir la jambe une heure en faisant un sourire hypocrite au prompteur dont ils vont finir par nous donner la marque à force de l’admirer. OK en Afghanistan, ça va pas fort en ce moment. OK on vient de passer à l’Euro. OK ce n’est toujours pas la paix dans le monde, des tas de gens meurent de faim, et en plus, y’a des inondations, et puis du verglas, et Bush ou un autre a encore fait une boulette, puis encore des tas de calamités. Je veux bien qu’on nous le dise. Mais pas qu’on nous assomme à 13h puis qu’on en remette une couche à 20h (pitié, si quelqu’un de haut placé dans les sphères médiatiques m’entend, qu’il fasse quelque chose). Parce que justement, pour tenir leur sacro-sainte heure, à 13h, les journaleux me donnent l’impression de se sentir obligés de nous initier à la culture des olives en basse Provence, ou… enfin bref. Bizarrement, quand on n’a plus de guerre sous la main, on déterre un vieux sujet qui traînait par là, et hop ! Œ d’heure de gagné sur le temps imparti !! Super, non ? (en entretien, ça ne marche pas aussi bien)

Et alors, la météo, c’est le summum. Quel délice ! On est obligé de se farcir une potiche (ou un balai, c’est selon la chaîne) qui sourit aussi hypocritement que son collègue du JT en nous annonçant que « ouf, ça y est, il va faire meilleur fin janvier : 10°C avec de la pluie !!! » C’est vrai, c’est mieux qu’un temps bien sec et ensoleillé… Enfin ça dépend où. Doivent tous avoir une résidence dans le Sud de la France, ces zouaves là, parce que quand il fait beau dans le Sud, ils sont tous frétillants, et à les entendre « il fait beau partout ». Par contre, si par malheur le Nord de la Loire est sous le soleil et le Sud sous la pluie, ils boudent. Ce qui est très drôle aussi, c’est que maintenant qu’à Météo France, ils ont des supers technologies pour nous dire le temps qu’il fera, on dirait qu’ils se plantent deux fois plus qu’avant…

Juste un détail encore : que les potiches aillent réviser leur géographie. Jusqu’à nouvel ordre, « l’Alsace-Lorraine », ce n’est pas une région. Mais deux. Contrairement à ce qu’ils tentent bien trop souvent de nous faire croire (je leur fait grâce du dévoilement d’autres de leurs bévues).

J’adore. La météo est mon émission préférée… (Comment ça je ne suis pas crédible ?) Surtout les prévisions pour la semaine à venir (sachant que déjà pour le lendemain, ils ont du mal…).

Bon, OK, je sais bien que je peux zapper. Ahhhhhh (cri d’horreur du zappeur) : c’est la même chose partout, si je veux les infos ou la météo… (Ca ne se voit pas, mais le zappeur est maintenant au bord de la crise cardiaque… )

Ce qui est encore plus hilarant, c’est que c’est Météo France qui donne les infos à tout le monde, mais personne ne dit la même chose ensuite…

OUI JE SAIS à la radio, les infos ne sont pas forcément mieux. Ni la météo forcément plus fiable. N’empêche que c’est plus rapide. Et au moins je vois pas la tête de la personne qui parle : la souffrance est plus brève et moins intense.

Heureusement qu’il y a les pubs pour abréger nos souffrances.…

 

03/10/2002

Mercredi 12 janvier 2005

Et dans la lancée…

Oyez, oyes, braves jeunes. Ceci est pour vous. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gente masculine ou presque, et pourquoi, quand vous leur dites quelque chose, ils se mettent à bouder, alors que vos intentions étaient (peut-être) parfaitement louables…

Avec l’aimable participation/droit de reproduction de mon carnet d’adresse.

 

De la part d’une fille qu’ils apprécient vraiment (sur qui « ils » ont des vues) :

-          J’aime pas ta déco

-          J’aime pas ton café

-          J’aime pas le café

-          T’écoutes ça, comme musique ? Errrrkkk…

-          T’es vachement sympa, comme mec, t’es drôle, et tout… T’es un bon pote, quoi… C’est tout.

-          Franchement, tes jeux de mots, c’est lourd

-          Tu veux pas arrêter 2 minutes avec tes blagues vaseuses ? On est à table, tu me donnes envie de vomir

-          … (une fille qui ne parle pas, ça cache forcément quelque chose)

-          Tu sais quoi ? Je me suis trouvé un copain, c’est l’homme de ma vie !

 

En soirée :

-          J’espère que tu t’en rappeleras demain, qu’on restera ensemble. J’ai pas de chance avec les garçons (oulala… le plan je-t-embarque-tout-de-suite-et-pour-longtemps)

-          La guerre c’est mal, et la paix, c’est chouette (c’est juste pour remplir le vide, ou ?)

-          T’as les goûts musicaux d’une gamine de 13 ans

-          Ah ben, c’est rare, un garçon qui fait de la danse

-          Tu sais même pas danser le rock ?!?

-          T’as aucun sens du rythme, c’est pas possible

-          Attends, je vais te refaire ton nœud de cravate… Tu fait vraiment pitié comme ça.

-          On met pas de cravate avec une veste à col Mao (Ah ?)

-          [gifle] (en réponse à « Tu suces ? »)

 

De la part de leur copine théorique :

-          Tu ronfles

-          C’est tout ?

-          Non, pas ce soir…

-          Tu as tort

-          Tu te remets jamais en question, c’est pas possible

-          Est-ce que le mot ‘remord’ évoque quelque chose en toi ?

-          Tu bois / fumes trop

-          Tu pourrais pas te coiffer autrement ?

-          Tu peux pas les mettre directement dans le panier à linge, tes chaussettes sales ? Elles sont vraiment obligées de faire une escale sur le canapé ?

-          Arrête de me parler de ta mère

-          Elle est beaucoup trop grosse ! (à propos de votre valise [bien sûr])

-          Si tu continues à mater comme ça, ce soir, ceinture.

-          Il faut qu’on parle (aïe…)

-          Tu pourrais pas faire un petit effort, pour une fois ?

-          Tu m’écoutes, quand je te parle ??

 

En vrac :

-          Eh… mais tu es petit, c’est pas mes chaussures à talons… Ah ouais… T’es vraiment petit.

-          Tu conduis trop vite

-          J’adorerais te voir cuisiner / faire la vaisselle / le ménage

-          Je peux prendre une photo de toi quand tu passes l’aspirateur ? On me croira jamais sinon…

-          (en regardant le gloubi-boulga qui achève sa laborieuse agonie en accrochant au fond d’une casserole) C’était quoi ?

-          Faudrait vraiment que t’ailles chez le coiffeur (‘euh, pour quoi feur ?’ [ton de rappeur])

-          T’appelles ça ranger ?

-          T’es pas très athlétique comme garçon

-          Qu’est ce que tu penses de mes nouvelles chaussures / ma nouvelles robe / ma nouvelle coiffure (question piège ?)

-          Tu peux descendre la poubelle ? (oui, c’est techniquement possible)

-          Je rêve, t’es encore bourré

-          T’en es à ton combien-t-ième verre ?

-          Erk… tu pues l’alcool à 3 mètres

-          Erk… t’es vraiment obligé de mettre ce tee-shirt pourri sous prétexte qu’on est dimanche ?

-          Erk… t’es vraiment obligé d’éviter de te raser sous prétexte qu’on est dimanche ?

-          Rien. (réponse à la question « qu’est ce qui ne va pas ? »)

-          Erk… c’est moche, des chaussettes de cette couleur, avec ce pantalon… T’as pas autre chose ?

 

Et ils détestent aussi :

-          Qu’une fille leur demande… ce qu’ils détestent qu’une fille leur dise.

-          Qu’une fille soit plus grande qu’eux (ndla : ça ne risque pas franchement de m’arriver, même si je lève les bras)

 

09/2002

Mardi 11 janvier 2005

Oyez, oyes, braves jeunes. Ceci est pour vous. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gente féminine ou presque, et pourquoi, quand vous leur dites quelque chose, elles se mettent à bouder, alors que vos intentions étaient (peut-être) parfaitement louables…

Avec l’aimable participation/droit de reproduction de mon carnet d’adresse.

 

Venant d’un jeune homme vraiment apprécié (sur qui « on » aurait des vues) :

-          Non, t’es trop moche / trop conne

-          Désolé, t’es vraiment une bonne copine, mais c’est tout

-          J’aimerais qu’on reste amis

-          Mais qu’est ce que tu veux que je te dise ??? (oh j’ai bien une idée, moi, de ce que je voudrais que tu me dises…)

-          Non, mais par contre, si ta copine est intéressée, ça me dirait bien

-          Krchhhhhhh… Désolée, j’ai rien entendu, j’ai pas de réseau…… Krchhhhhhhhhhhrrrrriiiiii… Bip bip bip…

-          Moi, je veux bien, mais ma copine ne sera pas d’accord

-          Euh… Désolé, j’ai pas le temps, là, j’ai piscine

-          Non, ma mère ne serait pas d’accord

-          Juste si tu suces

-          Oh oui, mais il faut juste que tu saches que je pars au Guatemala dans un mois, pour un stage de 4 ans

 

Venant d’un jeune homme qu’on apprécie vraiment (et qui, visiblement, ne s’en rend pas compte)

-          Dis, tu veux pas essayer de m’arranger un coup avec ta copine ?

-          Ouh, su cette photo, tu prouves vraiment que le ridicule ne tue pas… et Sabrina (ma meilleure amie, ndla) est toujours aussi merveilleuse (le deux en un qui tue)

-          Tu sais quoi ? Je me suis trouvé une copine, c’est la femme de ma vie !

-          Salut Sabrina ! (Nan, moi c’est Magali, crétin ! [ Et ça fait trois ans qu’on se connaît])

-          Tiens, j’ai pensé à toi hier : à la télé, ils passaient un reportage sur la chirurgie esthétique / les handicapés / les nains…

-          Désolé pour le ciné demain soir, je peux pas, je dois aller chez Sabrina pour réviser l’interro qui aura lieu dans 3 semaines…

 

De la part d’un jeune homme qu’on ne connaît pas, et qu’on croise dans la rue :

-          Ouah… Elle est bien foutue, mais elle a vraiment une sale gueule (ou le contraire, c’est selon)

-          Ouah… j’me la f’rais bien, elle est trop bonne

-          Excusez-moi, Monsieur…

-          Eeeeeeeerrrrrrrrrrk, t’es mooooooooooche

-          Eh, tu t’es gourée, l’école pour handicapés, c’est en face

-          Hipsssss ‘scusez-moi mademoiselle…. Hipssss z’auriez pas une p’tite pièce ?

-          Eh, Mademoiselle !!! … Ah non, de face, c’est vraiment pas pareil, erk…

-          Pousse toi, conasse

 

De la part de notre copain théorique :

-          Promis, je t’écris une carte postale (et, bien sûr, pas de nouvelles pendant deux mois, à croire qu’il s’était fait dévorer par une meute de loups particulièrement affamés en se baladant dans les bois, entre temps)

-          Mais oui, moi aussi… Euh, qu’est ce que tu disais, déjà ?

-          Oooooh ouiiiiii, Sabrinaaaaaaaaaaaaaaa !!! (non, moi, c’est pas Sabrina, crétin)

-          T’es trop bonne

-          Allez, pleure pas, on se reverra dans 6 mois

-          Tes parents sont des cons (même si c’est vrai)

-          Non, je veux pas prendre un appart avec toi : je préfère rester chez mon père. Par contre, si tu veux, tu peux venir y habiter aussi

-          Bon, écoute, c’était génial, cette nuit, mais je préfère qu’on en reste là

-          Je suis toujours amoureux de mon ex

-          T’es moins bien que mon ex

-          [au resto / café, quand on vous propose une rose] Non merci, on a déjà b…. (le ‘summum’ du romantisme)

 

En vrac :

-          T’as encore fait à manger pour 10

-          Ma mère, elle le fait pas comme ça, le risotto / le gâteau au chocolat / la vinaigrette…

-          Tu dépenses trop d’argent, pense à tes impôts

-          C’est quoi, ce que tu as mis ? (genre ça ressemble à rien)

-          (alors qu’on vient de passer une demi heure pour le choix d’un vêtement, et qu’on s’est finalement décidée pour la petite jupe) Elles sont pas mal, tes chaussures

-          T’as pas un peu grossi ?

-          Tu vas être super contente : mon frère dit que tu fais vachement moins grosse qu’avant (sic)

-          Naaaannnn, t’es pas grosse. T’es juste un peu rondelette.

-          Arrête, on dirait ta mère

-          Qu’est ce qu’on mange ce soir ? (des pâtes, manifestement, si je te laisse cuisiner)

-          (au restaurant) Merde ! J’ai oublié mon carnet de chèques ! (ben voyons)

-          (à propos de notre pantalon préféré qu’on met presque en non stop depuis 3 mois) Il te boudine pas un peu, ce pantalon ?

-          Tu vois, je te l’avais bien dit (que ce soit vrai ou non)

-          Mais c’était une blague (comme si c’était de notoriété publique que les filles prennent toujours tout mal)

-          (en réponse à « Que penses tu de ma nouvelle robe / coiffure…) C’est bizarre… (ça veut tout dire)

-          Heureusement que je te laisse gagner de temps en temps (surtout n’avoue pas que tu n’as pas fait exprès de perdre)

-          C’est ce truc pseudo romantique, ce mélo neu-neu, ton film / livre préféré ??

-          Elle te ressemble pas, ta sœur, elle est canon

-          Boah… t’es pas si petite

-          Tu fumes pas, tu bois pas… Tu s…. ?

-          Pourquoi il faudrait que je sois galant, t’es qu’une copine ?? (et alors, je suis une FILLE quand même)

-          Regarde moi ça, elle conduit comme un pied, c’est bien une nana… Oups, pardon, j’avais oublié que tu ratais régulièrement ton permis.

-          Ton prénom, c’est comme la marque Fleury Michon, c’est ça ?

-          Ton prénom, c’est comme la prison, c’est ça ? (grrrrr)

 

Et elles détestent aussi…

-          quand elles se fendent d’un grand e-mail… qu’on leur répond par une pauvre petite ligne

-          qu’on les regarde en les détaillant comme si elles étaient un steak sur pattes (dédicace spéciale aux étudiants de l’ENSTA et autres écoles d’ingénieurs)

10/2002

Lundi 10 janvier 2005

Parlant bouquins, j’ai pas encore dit mon dernier mot. Y’a pas que des nouveautés qui m’ont donné envie d’écrire un peu ce mois ci. Tout d’abord, une BD : Earl & Mooch[1], de Patrick McDonnel. C’est un dessinateur américain (personne n’est parfait), qui a imaginé la série en 1994, et depuis ses albums se vendent partout. En 1996, l’auteur a reçu le Prix Max und Moritz du meilleur dessinateur, en 1997 lui ont été décernés le Prix Genesis, et celui du National Cartoonist Society pour la meilleure bande dessinée.

En quelques coups de crayon, le dessinateur nous compte les mésaventures du chien Earl et du chat Mooch, dans des strips d’une page maximum. Façon Garfield : attirance notoire pour tout ce qui se mange, et forte propension à la sieste. Les deux protagonistes nous entraînent dans leurs pensées, leurs découvertes. Earl et Mooch sont le couple impossible : candides et inexpérimentés, ils s’entendent comme larrons en foire et font fi des antagonismes de leurs espèces. Les deux compères cherchent à se copier : ainsi le chat veut faire le chien de garde, et le chien a décidé d’apprendre à ronronner… Earl semble être le plus innocent et le plus ignorant, mais c’est surtout parce que Mooch ne veut pas le montrer : il frime devant son copain canin… Les deux évoluent entre le maître d’Earl, Ozzie, les propriétaires de Mooch, Millie – maîtresse gâteuse, et Frank, jaloux du chat, le boucher et les voisins.

Le petit monde d’Earl et Mooch vaut vraiment le détour. Et si vous êtes sages et très gentils avec moi, je vous en prêterai peut-être un tome !

 

Un roman, maintenant, que je suis en train de lire – comme ça, tout va bien, je ne vous raconterai pas la fin – et qui pourrait venir à la suite de mon article sur les journalistes dans le précédent Baz’Art[2]. Un roman comique qui singe le monde journalistique, et… écrit par un journaliste du Nouvel Observateur, François Reynaert : Nos amis les journalistes[3].

L’histoire, en gros ? Bon, allez, c’est bien parce que c’est vous. Le rédacteur en chef du Journal vient d’avoir une nouvelle lubie : consacrer un numéro entier au non événement. Puisque tout le monde parle de guerres, et des problèmes du monde, face à la concurrence exacerbée dans les médias, étudier un endroit où il ne se passe rien est la seule façon de se démarquer. C’est ainsi que 3 personnes du Journal sont dépêchées un peu contre leur gré au Tourdistan, petite république d’Asie Centrale où il ne se passe rien, ou presque. C’est drôle et assez bien écrit. Amusant de voir comment les 3 journaleux se dépatouillent avec leur reportage au pays du non événement, enfin, c’est ce qu’ils croient au début, car tout peut se gâter…

Je ne vous en dis pas plus, et je laisse le suspense faire le reste.

 

Bonne lecture !



[1] Earl & Mooch de Patrick McDonnel, aux Humanoïdes Associés (3 tomes : La nuit des chasseurs, Mon maître ce héros, La peau de l’ours),  7€ l’un.

[2] NDLR : Journal édité par le Bureau des Arts de Reims Management School, jusqu’en 2002, regretté ensuite car remplacé par l’ignoble Artefact.

[3] Nos amis les journalistes, François Reynaert,  Nil Editions, 17 € (ça y est, mes esclaves se sont mis à l’Euro).

 

 

02/2002

 

Dimanche 9 janvier 2005

L’Escale[1] est toujours ouverte… Sauf quand vous arrivez dans l’urgence pour acheter une disquette.

 

L’Escale a toujours des disquettes… sauf la veille du jour où vous avez un dossier de marketing à rendre, avec copie sur disquette à filer au prof. Là, ils sont en rupture de stock.

 

Les bibliothécaires sont des gens normaux. Enfin presque toujours. Ils se métamorphosent en une meute de monstres particulièrement hargneux au moindre bip timide émis par un portable négligemment laissé au fond d’un sac. Et ils ont l’ouïe très fine. Même quand tout le monde hurle autour de vous, ils vous repèrent tout de suite, et vous virent de leur sacro-sainte pièce manu militari.

 

En théorie vous venez à la médiathèque pour travailler. En pratique, vous débarquez à la médiathèque avec l’espoir furtif que, bien qu’étant complètement à la bourre pour vous mettre à ce bilan opérationnel personnalisé (qu’on n’affublera pas de qualificatifs péjoratifs par souci d’équité et de compassion envers les profs qui les lisent voire les corrigent), vous allez dégoter *LE* livre qui va vous sauver la vie. C’est à ce moment là que votre portable, négligemment laissé au fond de votre sac, se met à sonner.

 

De toute façon, vous avez tou-jours votre carte d’étudiant sur vous. Sauf le jour où vous débarquez à la médiathèque avec l’espoir furtif que, bien qu’étant complètement à la bourre pour vous mettre à ce bilan opérationnel personnalisé (qu’on n’affublera pas de qualificatifs péjoratifs par souci d’équité et de compassion envers les profs qui les lisent voire les corrigent), vous allez dégoter *LE* livre qui va vous sauver la vie. Pour pousser le vice à son extrême limite, on peut même imaginer alors que votre portable sonne à ce moment là…

 

Les soirées open-bar sont toujours organisées la veille des présentations orales où vous serez obligés d’aller, à 8 heures du matin. C’est un fait.

 

Vous entendez toujours sonner votre réveil… sauf le lendemain d’une soirée open-bar.

 

Vous entendez toujours sonner votre réveil… enfin presque toujours. Parfois, vous avez pourtant la bonne idée de laisser votre téléphone portable allumé, et à portée raisonnable de l’oreille (raisonnable, pas pour le volume sonore qui vous permettrait de continuer à dormir, mais raisonnable pour qu’il atteigne un neurone survivant et vous réveille vraiment), ce qui vous permet d’apprendre, vers 10 heures du matin, que si vous mettez à profit l’ensemble de votre bagage neurologique, vous avez une petite chance de ne pas rater les partiels de l’après-midi, au moins. (ndla : extrapolation d’un fait réel qui eut lieu en classe B, promo 2004).

 

Les QCM de partiels servent : en théorie, à valider ce que vous avez appris pendant les blocs de cours. En pratique, à valider qu’en fait, vous auriez dû retenir un peu plus que le vague contenu du cours… et à vous maudire pour avoir pensé que « les QCM, c’est facile, de toute façon, qu’est ce qu’on va s’emm… à réviser, hein ? »

 

Vous vous rendez toujours compte lorsque vous arrivez en retard sur un campus… que vous aviez en fait cours sur l’autre, aujourd’hui.

 

Vous réalisez soudain, en séchant sur un partiel de compta budgétaire (ou finance, ou maths, c’est selon) qu’il aurait peut-être été judicieux de changer les piles de votre calculatrice et/ou de vous pencher plus sérieusement sur le mode d’emploi des fonctions financières qu’elle propose.

 

[corollaire] Vous n’êtes jamais tombé en rade avec votre calculatrice… qui, en plein milieu d’un partiel de compta budgétaire (ou finance, ou maths, c’est selon), va vous prouver qu’elle est très capable de vous lâcher, comme ça, sans crier gare. Sisi.

 

12/2002

 

NDLA : J’aime beaucoup les gens de l’Escale, et je n’ai rien à leur reprocher. Il y a des lois contre lesquelles même un Sup de Co ne peut pas lutter.



[1] Escale : coopérative étudiante de Reims Management School.

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