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La Dolce Vita

Mercredi 2 juillet 3 02 /07 /Juil 00:00

Faute de grives, on mange des merles. Fin du classement pour Apple… puis… rien du tout. J’ai donc légitimement traîné sur Internet toute la journée et mailé un peu tout mon carnet d’adresse.

J’ai entre autres trouvé ICQ2Go qui permet d’ouvrir sans télécharger le petit logiciel, la petite fenêtre à blablatter. Ce dont j’ai largement profité pour étoffer mon après-midi de labeur.

J’ai trouvé, aussi, le site EntreNewYork, un site-forum-petites-annonces géré par des français à New York et s’adressant à tous les francophones / francophiles qui s’y promènent. Ce qui permet d’aller dans la rubrique « je cherche des amis » et de poster un message, tout sourire, pour dire ô combien il est triste de se retrouver seul dans une ville aussi grouillante.

 

Au bureau, quand Justo l’assistant de direction me parle, je dois vraiment faire un effort pour le comprendre. Il parle anglais avec un accent latino à couper au couteau. Ca va presque mieux quand il s’exprime en espagnol… Mais j’ai aussi du mal avec cet accent colombien que je ne connais pas.

J’ai enfin un pass pour entrer dans le building sans avoir à pleurer un sticker « visitor » au desk sécurité de l’entrée. C’est pire que la Banque de France cet immeuble… Il me faudra encore attendre un peu pour avoir le pass qui me permet d’entrer chez Wathne : eh oui, il est différent ! C’est vraiment le parcours du combattant. Petite consolation : j’ai fait attention pour la photo, pour avoir un vrai sourire sur le pass que je vais garder six mois !

 

Après le boulot, je suis allée à la bibliothèque de New York (40st & 5th). L’inscription est gratuite pour les habitants de la ville. Top !

Comble de la flemme : j’ai emprunté deux livres… en français ! De Marcel Aymé : Les Tiroirs de l’Inconnu, et pour régresser Les Contes du Chat Perché.

Ca a quelque chose de rassurant de les voir là, sur mon bureau, dans ma chambre…
Par Dolce - Publié dans : La Dolce Vita
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Mardi 1 juillet 2 01 /07 /Juil 00:00

Accueillie par Justo, l’assistant de direction… qui pensait que j’arrivais le 7 juillet et était donc un peu pris au dépourvu.

Les bureaux sont dans un désordre… Des produits Wathne du sol au plafond dans toutes les pièces ! Des sacs à main surtout : Ralph Lauren, Chanel, Burberrys, DKNY, BMW… C’est la caverne d’Ali Baba.

Justo parle espagnol, bien sûr. Il y a aussi Hélène, belge, et la stagiaire française que je vais remplacer. Ca me rassure un peu…

J’ai fait toute la journée des classements de dossiers clients : Chanel et Apple. Wathne réalise en effet les pochettes de rangement pour les I-Pods.

Comme je n’avais pas encore de bureau, on m’a installée dans celui d’Emilie, la présidente J La petite stagiaire obligée d’utiliser le bureau de la préz’ le premier jour, c’est dur, vraiment, c’est très dur.

Déjeuner dans Central Park, au milieu de la verdure, et assez loin des calèches à touristes, qui sont certes romantiques, mais sans l’odeur tenance d’urine et de crottin de cheval qui les accompagne, et dont on ne parle jamais.

 

Au retour de cette dure journée de labeur – ok, j’avais quand même l’ordi avec écran plat 19’’ pour relever mes mails et chatter sur ICQ – je suis allée me chercher à dîner dans le supermarché bio à côté de chez moi. Après un bon quart d’heure à gamberger, j’ai abandonné ma quête de lait demi écrémé non homogénéisé et sans adjonction de vitamine A ou D ou E, malgré la largeur du référencement. J’ai mis à peu près autant de temps à me décider pour une référence de céréales… Trop de choix tue le choix !

 

Balade le long de l’Hudson River at dawn. Le coucher de soleil sur le New Jersey a quelque chose de magique… Panorama innoubliable : l’Hudson, les buidlings de Manhattan, le Washington Bridge…
Par Dolce - Publié dans : La Dolce Vita
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Lundi 30 juin 1 30 /06 /Juin 00:00

Nuit très agitée où j’ai joué la crêpe pour essayer de faire dormir une face A puis une face B. Me suis endormie vraiment après 3h30, pour me réveiller sur le coup de 8h, heure locale…

AU moins une bonne nouvelle : me lever tôt = aller tôt à la Sécu pour faire une demande d’enregistrement. Au final, deux heures à attendre debout, sans pouvoir s’adosser au mur ni s’asseoir par terre (sinon on se fait engueuler par le crétin en uniforme qui patrouille), pour arriver devant le guichet vitré où la dame qui en est à son 200ème enregistrement de la journée vous fait comprendre qu’elle n’a pas envie de répéter, alors tant qu’à faire, elle se débrouille par signes. Et finit par me claquer dans les mains pour me congédier le petit reçu disant grosso modo que si tout va bien, et que je ne tue pas le président dans les prochains mois, alors, oui, j’aurai droit à un numéro de sécurité sociale.

- Note, aux US, le numéro de sécu sert uniquement à être enregistré pour payer ses impôts, et travailler. Rien à voir avec la protection sociale qu’on connaît en France.

 

Après cela, balade touristique sur Times Square, avec escale au Marriot : le plaisir de mettre les pieds dans un ascenseur en verre, de monter jusqu’au 46ème étage et d’admirer le paysage sur Times Square et Broadway.

 

Ensuite, direction la 5ème avenue @ 42nd Street, pour ouvrir un compte bancaire à l’Independance Community Bank. Comme je suis résidente étrangère et malgré mon visa de non immigrante, je dois me rendre au siège pour ouvrir mon compte, il paraît. Soit. Me voilà donc au 26ème étage du French Building (sisi, c’est écrit dessus), recevant une lettre du Président de la banque pour me remercier d’avoir ouvert un compte (ils ne savent pas encore qu’il sera fermé d’ici 6 mois, ahah).

 

Après cela, j’ai remonté la 5ème avenue jusqu’à Central Park, en passant devant mon futur lieu de travail, qui se trouve juste derrière Carnegie Hall. L’entrée est chouette, la suite demain !
Par Dolce - Publié dans : La Dolce Vita
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Samedi 28 juin 6 28 /06 /Juin 00:00

Quand c’est comme ça, théoriquement, on appelle ça « le jour le plus long ». Au départ on est tout motivé : chouette chouette chouette je pars à New York. Au moment où on a ouvert les yeux, émergé, et connecté ses neurones. Ensuite, on prend son dernier petit-déjeuner sur la terasse dans la verte Meuse, on ferme ses valises et on s’en va. Là, c’est déjà bien moins drôle.

On veut jouer à la grande, on fait la fière, et, tout à coup, on se sent minuscule. Tout s’effondre. Pourquoi faut-il toujours que j’aie l’air forte ? Breath. Everything is under control.

On finit par arriver à Roissy. Terminal E. Neuf, pas encore terminé, encore propre. Dolce enregistre ses bagages, tout sourire. Puis il faut y aller. L’heure tourne, la tension monte, et à l’heure dite, tout retombe en une pluie de larmes.

Je passe la douane avec une boule das la gorge et une colonie de grenouilles dans le ventre.

 

Dans l’'avion, je me retrouve assise entre un américain et un anglais : le dépaysement a commencé ! L’américain, il s’appelle Niel Sperling, est chirurgien à New York. Là, il rentre d’un colloque à Béziers et s’en va directement à Sao Paolo retrouver son épouse brésilienne. Gentil, il me laisse son numéro de téléphone et celui d’un ami, en cas de souci.

 

Fin du vol, formalités de douane qui semblent durent éternellement, attente fiévreuse de la valise (à croire que c’est vraiment la dernière qui est extraite de la soute de l’avion), puis navette jusqu’à Manhattan.

 

Là, je rayonne. J’observe. Je note. Une pub pour le film Hulk jouxte un immense cimetière, où s’élèvent vers le ciel des milliers de stèles sans pierre tombale, à perte de vue, de la pelouse. Derrière : une usine. Rest in peace.

La ligne des grattes-ciels de Manhattan, enfin. On aperçoit les silhouettes de l’Empire State et du Chrysler. Puis on plonge dans le Tunnel, comme dans Men in Black, mais à l’endroit…

Puis, une fois sur la presqu’Ile, s’enchaînent les rues : 3ème avenue, Grand Central Plaza, 42ème Rue, Grand Central Terminal, la Lincoln Building avec ses bas reliefs, Madison Avenue et la mythique 5ème, enfin la 6ème, Avenue of the Americas. La navette me dépose auprès de l’Hôtel Millénium, sur Times Square, d’où je m’échappe en hélant un taxi comme on l’a tant vu faire dans les films, valise en plus. Direction Upper West Side.

 

Le concierge de ma résidence veut être sumo quand il sera plus grand. La chambre est minuscule – non, la porte au fond n’est pas une pièce supplémentaire, c’est le placard. Ah. – mais propre et non habitée par de joyeux cafards. C’est toujours ça. La cuisine, pas immense, mais propre, idem pour la salle de bains.

 

Petit tour au supermarché avant d’aller sombrer dans les bras de Morphée. A côté de Duane Reade, un supermarché bio. Cela m’intrigue et j’y rentre. Tout est bio… Je ne savais pas que les Tampax bio existaient… Il va falloir m’expliquer la différence avec les pas bio… !

Après moult hésitations, j’opte pour du cottage cheese et des bananes, pour petit déjeuner demain – les seules choses relativement locales que je trouve sans difficulté dans le fouillis.

 

Je rentre, je me douche, et je me couche. Du courage, du courage… Je l’ai voulu, je l’ai eu, ce stage à New York !

Par Dolce - Publié dans : La Dolce Vita
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