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Bafouilles et nouvelles

Mardi 19 septembre 2 19 /09 /Sep 19:49

D’après une étude hautement scientifiquement tenue dans les bars et soirées cosmopolites de New York, voici ce que l’on peut etablir sur le mode de vie du/de la Français(e).

Le Français, Dieu de l’amour et du sexe, romantique, charmant, élégant, habite Paris, sinon il n’est pas vraiment francais. Si jamais par malheur il n’habitait pas Paris, on s’en trouverait extrêmement decu et on en viendrait alors a lui demander, en vrac, s’il a l’électricité, l’eau courante, la télévision, la pizza et Bush en photo dans son salon.
La réponse, évidente, sera alors : les toilettes sont au fond du jardin, et tous les jours je pédale un petit peu sur un système vieux comme Mathusalem, afin d’avoir un peu d’électricité une fois la nuit tombée. Au fait, c’est quoi la télévision ?

Ne parlons même pas de l’eau courante. Il est de notoriété publique que le francais ne se lave pas. On se souvient encore de ces récits sur Versailles et autres, ou ces coquettes, plutôt que de se laver, s’aspergeaient de parfum, et ou le roi avait pris son premier bain a 5 ans. Je passe l’explication du pourquoi du comment la Cour quittait Paris un certain temps dans l’année, et qui, pour faire simple, permettait au Palais d’être récuré de fond en comble…
Une équatorienne était récemment persuadée que les francaises ne s’épilaient pas et que cette pilosité abondante attirait le male francais comme le pollen les petites abeilles (je crois qu’elle confond avec les Allemandes, mais c’est un autre débat).
Ainsi le francais préfère se couvrir de parfum et est réputé pour ne presque jamais se doucher, changer encore plus rarement sa brosse a dents, et conserver son savon pour les temps de disette.
Le francais fait également parfois des choses tres bizarres comme manger des escargots (ces petites choses qui laissent des traces baveuses sur le sol après la pluie) ou des grenouilles. Il se délecte de foie sur-gras qui ferait mourir sur place une omaillegode si on lui disait que ca n’est pas fat-free et combien de calories cela contient par bouchée.
Le francais ne date pas. Il sort son sourire 32 carats et repart avec, a son bras, la midinette pleine de charme de la soirée (et qui, si vous avez suivi, ressemble donc plus au yak tibétain en jupette qu’a la omaillegode locale).

Au travail ? Ce n’est pas un poil c’est un baobab qui lui pousse dans la main, quand il fait des apparitions au bureau entre deux jours de conges, car le francais a teeeeeeeeeellement plus de vacances que les autres ! Et quand il est la, c’est apres son quart d’heure de retard, il va se prendre un cafe et discute des nouvelles du monde avant de se mettre a son poste.
Le francais, a table, a toujours son verre de vin et on ne l’imagine que mangeant du fromage fleurant bon la campagne avec un morceau de baguette… C’est aussi un bon vivant ! D’ailleurs, siiiiiiii, il connaît aussi la pizza, parce que, c’est fou, hein, mais en Italie ils en mangent aussi. Et puis ça tombe super bien d’ailleurs, parce que l’Italie est en Europe. Dingue…
La liste est longue des habitudes bizarres du francais râleur aux yeux des américains et autres nationalités… Notre orgueil, notre culture infaillible et… nos râleries et railleries perpétuelles…
En tout cas, moi, j’arrête de râler… Parce que si l’américain est vu comme un bouffeur de MacDo inculte et avide de pouvoir et que le Français un dilettante fier d’exporter sa douceur de vivre, alors je suis fière d’être francaise !

Par Dolce - Publié dans : Bafouilles et nouvelles
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Jeudi 1 juin 4 01 /06 /Juin 00:00

Ma liberté s’arrête la ou commence celle de ceux qui édictent des règlements rien que pour m’embêter.
La semaine dernière, après une journée bien chargée, je décide de m’octroyer une demi-heure dans la piscine de mon club de sport. Je me change, je me douche et je me pointe au bord du bassin pour me faire réprimander comme une gamine qui aurait mis le doigt dans un pot de confiture. Non je n’ai pas le droit d’aller nager comme ça. Il faut que j’aille inscrire mon nom sur un papier et quand une place se libère, on vous appelle par ordre d’arrivée. Ah. C’est a ce moment la qu’on regarde autour de soi et qu’on se rend compte avec horreur qu’une petite dizaine de personnes attendent. Soit en faisant trempette dans le bain bouillonnant, soit posées sur un transat en train de compter avec attention le nombre de petits carreaux de la mosaïque.
J’ai beau expliquer par A + B a l’employé que c’est un règlement que je trouve stupide, j’ai peur que son QI, avoisinant celui d’un mollusque, ne fasse pas le même raisonnement. Et, visiblement, vu l’œil vitreux qu’il m’oppose, je me dis qu’il a la capacité intellectuelle d’un bulot. Il a bien saisi qu’on ne tenait pas a trois de front dans une même ligne. C’est bien. Il serait maintenant temps qu’il comprenne que si tout le monde tourne gentiment, personne n’éborgnerait son prochain. Mais, comme ça n’est pas marqué sur le papier, Monsieur le Bulot ne va pas se mouiller (de toute façon y’a pas de place dans la piscine, c’est ce qu’il se tue a me dire depuis le début).
Et pendant les 10 minutes suivantes que je passe a m’énerver, je me dis que les Etats-Unis sont vraiment le pays des règlements immuables. Quel que soit le moment, si vous demandez quelque chose de litigieux ou simplement différent a un agent américain, celui ci va se réfugier derrière un sacro-saint règlement pour vous envoyer bouler.
J’étais une fois a Penn Station ou j’étais censée retrouver ma boss qui était venue directement depuis l’hôtel avec sa valise, et on partait ensemble voir un client avant qu’elle ne reprenne un avion pour la France. Elle m’attendait dans la salle d’attente de l’Amtrack, avec mon billet. Et son portable ne passait pas. J’ai eu beau supplier l’agent a l’entrée si je pouvais rentrer puisqu’elle avait mon billet avec elle, « pas de billet, vous n’entrez pas ». Evidemment la salle était si grande que je ne la voyais pas. La solution suivante, faire de grands signes depuis une baie vitrée pour attirer l’attention n’était pas appropriée car les baies sont faites de telle sorte que vous voyez vaguement ce qui se passe dedans ou dehors, et vous verriez des bras en train de s’agiter, mais pas vraiment la tête de la personne. J’en ai été réduite a faire un appel au micro qui m’a rappelé la fois ou je m’étais perdue au supermarché. Parce que l’annonce faite par l’agent de l’Amtrack ressemblait beaucoup a « la petite Dolce attend sa collègue Madame Machin au point de rencontre 9B, la petite Dolce… etc. ». L’humiliation totale.
Mais ce serait identique chez Starbucks ou au cinéma, si vous demandez quelque chose qui n’est pas sur le règlement, vous vous heurterez au grand mur du non avec la désagréable impression que les gens qui ont pondu ces trucs la ricanement dans votre dos en voyant votre mine dépitée.
Non vous n’avez pas le droit de dépasser la ligne jaune de l’immigration. Même pas d’un orteil. Sinon on vous éjecte a la fin de la file d’attente (derrière tous ces gens qui descendent d’un avion de Bangladesh Airlines. Et croyez moi, vous n’avez pas envie d’être derrière 500 passagers de Bangladesh Airlines qui ne parlent pas l’anglais). Non vous ne pouvez pas vous asseoir sur ce carre de gazon, il vient d’être re-semé. Non, vous ne pouvez pas attendre dans cet espace de l’aéroport, passez la sécurise et c’est tout. Non, vous ne pouvez pas. Point.
Parfois je me demande si j’ai encore le droit d’avoir un libre arbitre…
Sur ce, je vous laisse, parce qu’on vient de m’appeler pour aller nager. Faut que j’y aille sinon je vais encore faire infraction au règlement de Monsieur le Bulot en n’allant pas nager quand il me le dit.
_____
Article publie par
EntreNewYork le 27 mars 2006

Par Dolce - Publié dans : Bafouilles et nouvelles
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Mardi 23 mai 2 23 /05 /Mai 00:00
Quand on part s’installer à New York, la fleur aux dents et la valise bourrée des mille petites choses qui nous rendront la vie plus douce, on quitte la France en disant à tous les amis « viens me voir, quand tu veux ! » et puis finalement, on se rend bien vite compte que les amis qu’on aimerait voir nous rendre visite n’ont pas le temps, et ce sont les autres, qui, peu a peu, s’insinuent dans notre appartement…
C’est ainsi qu’au détour d’une traversée webesque, on tombe sur un email un peu étonnant de Martine, qui nous lance un joyeux « Salut Dolce ! » et Martine Tartampion, ça nous dit vaguement quelque chose mais quoi ? On ouvre le mail et s’étalent devant nos yeux ébahis les nouvelles de Martine et on ne voit plus très bien d’où elle sort. Bon évidemment, on apprendra plus tard que Machin qui connaît Truc a donne au cousin de la belle-mère de Marine notre adresse email, parce que ouiiiiii, mais siiiiiii, on se connaît, on a démarré ensemble la-chenille-euh-qui-redemarre-euh au mariage de Titou il y a quatre ans. Moui. Sauf que Martine, entre temps, on l’avait reléguée au service des souvenirs perdus, parce que si quelqu’un ici apprend que j’ai dansé prie-la-chenille-euh-et-le-bon-dieu-euh, ma réputation est finie.
Enfin. Martine travaille, comme nous, comme tout le monde, et puisqu’elle est en France elle profite des RTT et de ses vacances pour, devinez quoi ? Aller a New York ! Quelle coïncidence quand même qu’elle vous retrouve juste a ce moment la ! Ah ben ça c’est une chance !
Par contre la pauvre Martine cherche désespérément un hôtel. Oui parce que tu comprends, avec Pierre-Henri, ça nous fait un peu cher de mettre $100 dans une chambre d’hôtel. Tu te rends compte, avec le prix des billets d’avion et tout, hein, c’est que ça va chercher dans les pfiouuuuu-plus-encore, des vacances comme ça ! C’est encore bien une idée a Pierre-Henri, ça, hein.
Moui. L’appel du pied transatlantique est tellement fort qu’on ne peut pas s’empêcher de soupirer en répondant poliment, comme maman nous a bien appris, tu sais, Martine, ça ne me dérange pas si tu restes à la maison avec Pierre-Henri (mais si tu parles une seule fois de cette foutue chenille du mariage de Titou, je te réexpédie en France via colis FedEx).
Evidemment, c’est toujours plus facile d’héberger Martine et Pierre-Henri si on a au moins un canapé-lit, même si « tu sais, on veut pas te déranger, on va apporter un matelas-gonflable », on sait bien qu’au bout de deux jours, on en aura marre de se prendre les pieds dedans, quand, au radar, on sera sur la route chaotique qui mène au premier café du matin.
Bon. On aura aussi droit au « c’est loin, l’aéroport, dis ? » suivi d’un « ah. Et le taxi c’est cher ? » qui nous fera nous féliciter intérieurement pour ne pas avoir de voiture. Puis au « et qu’est ce qu’il y a à faire de beau, dis ? Non parce que toi tu connais bien, tu pourrais nous guider un peu ? ».
Hum. Je ressors mon guide du routard un peu corné et toutes mes bonnes idées de promenades a New York et je donne les infos en me demandant si, si Martine a Internet, pourquoi elle ne pourrait pas googler un peu tout ça, comme ça moi je pourrais travailler aussi un chouia dans la journée, en attendant les RTT qui de toute façon n’existent pas ici. Groumpf.
Je sais aussi que j’aurai droit, pendant le séjour, aux sempiternels « et tu te souviens quand la pièce montée est arrivée et que Titou a dit… » qui me feront plaisir, certes, mais me rappelleront toujours ce grand moment d’égarement de la-chenille-euh-qui-redemarre-euh.
Bon. Je râle beaucoup, ok. Je sais quand même que je serai contente de revoir Martine Tartampion parce qu’elle aura certainement une foultitude de petits détails a me raconter sur les unes et les autres personnes qu’on a comme amis intermédiaires communs et que malgré tout, ça me fera plaisir…
Mais si Martine arrive deux jours après son Pierre-Henri avec qui elle s’est mariée entre temps et que je ne connais pas, je vais donc fatalement me retrouver avec un inconnu dans mon canapé-lit, si j’ai bien suivi, hum ?
Bon. Pour la peine, je fais mon shopping. Puisque ça me fait plaisir que les tourtereaux viennent a New York et que « tu comprends l’hôtel c’est un peu cher quand même », moi j’ai aussi quelques requêtes… : du vin, des muscats de Rivesaltes et autres baumes de Venise, de vrais gants de toilette qui ne sont pas des carres tout bêtes, des fraises Tagada pour moi, et des kinders pour mon chéri, du chocolat noir ou blanc, des livres en francais dans le texte…
Alors je sais que Pierre-Henri va rechigner en disant que je demande beaucoup, mais je sais aussi que Martine fera le calcul, puisqu’elle l’a fait pour l’hôtel, et qu’elle lui dira « mais mon choupinou, tu sais, l’hôtel, c’est vraiment plus cher »… Alors ils seront gentils et je serai une hôtesse-guide exemplaire, tant qu’ils ne me demandent pas de revoir Mama Mia pour la 12eme fois ou de faire la queue 3 heures pour aller prendre des photos en haut de l’Empire State Building !

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Un grand merci aux inspiratrices de cet article qui se reconnaîtront et que je ne citerai pas pour qu’elles évitent de rougir derrière leur ordinateur en lisant le texte…

Article ecrit pour ENY et publie le 22/5/06
Par Dolce - Publié dans : Bafouilles et nouvelles
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Lundi 6 mars 1 06 /03 /Mars 00:00

1. Il ne pleut pas encore.
2. Mon chéri m’a pique toute la couette.

3. Ca-fé.
4. Aujourd’hui j’ai un cours de step avec le beau Victor et une ribambelle de omaillegodes fanatiques.
5. Je déjeune avec mon fournisseur officiel de fraises Tagada.
6. Ca fait une demi-heure que je me retiens d’aller aux toilettes mais ca y est, je ne tiens plus.
7. Le réveil a arrêté de sonner depuis… longtemps ?
8. J’entends le jus d’orange et les English Muffins qui m’appellent depuis le frigo.
9. La voisine fait tellement de bruit que je ne peux plus dormir.
10. Et les éboueurs ne vont pas tarder à passer.
11. Je n’ai pas encore montre mes dernières acquisitions des soldes a mes collègues.
12. Je viens de recharger de nouvelles chansons sur mon IPod.
13. J’ai laisse mes escarpins préférés au bureau.
14. Les voisins viennent d’eteindre leur routeur Wifi.
15. J’ai un bel ecran plat tout fretillant qui m’attend.
16. Et un téléphone fixe pour raconter mon week-end a la Terre.
17. Le distributeur du quotidien AM New York m’attend a l’entrée du métro avec son grand sourire.
18. A cette heure-ci, je peux m’asseoir dans le métro sans avoir à jouer des coudes sur la rame.
19. Comme ca je peux me recoucher ce soir…
20. On a une très belle vue sur Manhattan depuis Hoboken avec le soleil levant. Même après 9 heures du matin.
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article ecrit pour mais refuse par EntreNewYork.

Par Dolce - Publié dans : Bafouilles et nouvelles
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Lundi 30 janvier 1 30 /01 /Jan 16:23

Bon. Si je n’écris pas un “Lundi de Dolce Vita” illico presto, je crois bien que je vais me faire lyncher par mon fan-club...
Dans une soirée ou le Frenchie sort son sourire mille carats et ses chemises a boutons de manchettes, j’ai croise récemment un ami qui s’est révélé être fanatique de mes articles (sisi ça existe) et m’a expressément demande d’écrire une bafouille sur les rats. Je m’y colle donc (très en retard) pour lui faire plaisir.

Les rats, donc. Quand on prend le métro a New York, ce qui frappe en premier c’est l’odeur, fétide, comme si on plongeait dans la gueule d’un monstre. Mais en ce moment en particulier c’est toute une expédition. Sortir de chez soi et s’enrouler dans une écharpe, mettre ses gants et un bonnet. Oui, je sais, le bonnet a quelque chose de foncièrement ridicule. Mais tout le monde en met. Si l’accessoire fétiche de la Parisienne est l’écharpe, celui de la Newyorkaise est sans conteste le bonnet. Noir et discret, jusqu’au rose éclatant, avec des motifs et même des pompons. Le ridicule ne tue pas dans ce pays. Bref. J’enfile donc mon bonnet, mes gants, je renoue mon écharpe et je m’élance dans la rue. Evidemment au bout de quelques minutes, je commence à renifler et c’est la que ça devient sport. Il faut qu’avec les gants je tâte le fond de mon sac pour atteindre un mouchoir et généralement au bout d’une minute de fouille archéologique, je finis par atteindre un truc qui dans une autre vie a été un mouchoir, mais qui fera l’affaire faute de mieux. Donc, maintenant, je me mouche. Enfin j’essaie. Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais se moucher avec des gants, pour un peu qu’il y ait du vent, et un peu de neige, c’est un grand moment de bonheur. Vraiment. J’arrive donc a la station et là, il faut pour de bon que je sorte mes mimines délicates de mes gants pour atteindre mon portefeuille et trouver cette satané carte de métro et la “swiper” dans le bon sens (elle m’en veut d’ailleurs, elle expire toujours quand je suis en retard et en même temps que tout le monde alors je fais toujours la queue soit a l’automate, soit au guichet). Donc après m’être battue avec ma carte, je me fraye un passage au travers du flot de passagers qui remontent – ce qui veut dire que je viens de louper mon train. Groumpf.
Du coup j’ai de quoi admirer le paysage… Le “homeless” en train de dormir, affale sur un banc, les jambes appuyées sur le chariot qui contient sa vie. La bande de minettes en minijupes qui gloussent en battant des mains (pour se réchauffer ?). Les jeunes cadres dynamiques qui tapent frénétiquement sur leur Blackberry et tous les autres affaires à lire leur journal ou à trouver la bonne piste sur leur IPod. Et puis les voies. Sales, toujours sales. Le Newyorkais doit être persuadé que balancer ses déchets ou sa vieille MetroCard sur la voie du métro, c’est comme jeter un sou dans une fontaine : ca porte bonheur. Sinon je ne vois pas pourquoi on en trouve autant…. A croire que l’endroit est un champ de Metrocard et de vieilles bouteilles de soda en friches.
Et les rats, me direz-vous ? Oui, parce que, quand même, les rats, c’était le but de cet article, non ? Eh bien figurez vous qu’en été, les rats se faufilent entre les rails, entre les déchets. On ne les entend pas vraiment mais on finit toujours par les voir, une petite forme qui bouge, dans un ton brun pas tout à fait en phase avec la crasse d’ici bas. Yuk. (Même si, personnellement les cafards me repoussent plus que les rats, et ici, les cafards sont de belles bêtes, vraiment).
Et l’hiver, y’a pas de rats ? L’hiver. Les rats, ils sont pas fous, les rats. Ils savent que quand il pleut des cordes a New York, il pleut aussi *dans* le métro. Et ils quittent donc le navire…
D’ailleurs depuis qu’il s’est remis a faire froid et que je me bats pour déceler une trace de mouchoir dans mon sac du bout de mes gants, je n’ai pas vu un rongeur dans le métro… Damned !

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Article ecrit pour
EntreNewYork et paru le 23/01/06.

Par Dolce - Publié dans : Bafouilles et nouvelles
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