Qui croyait que la vie nétait pas trépidante dans la Meuse ?
Comme cela fait depuis juin 2003 que je nai pas eu dappartement à meubler en France et pas dappartement tout court en France toutes mes affaires étaient éparpillées dans des cartons étiquetés dans la grange à Maizeray. Facile me direz-vous, de retrouver et de remporter. Oui, mais est-ce que pour six mois on a vraiment besoin de ces 6 petits bols chinois, cinq verres à pieds, trois flûtes à champagne et douze assiettes plates ? Sans compter les fourchettes à dessert, baguettes chinoises, plats divers et variés
Evidemment, pour trouver les assiettes blanches, il faut sortir le carton intitulé « vaisselle » et qui pèse son poids. On enlève la poussière à force déternuements compulsifs, on retire délicatement le ruban adhésif qui pour une fois a décidé de coller sur tout ce quil peut. On ouvre. Et sous les assiettes bleues (à soupe et à dessert), on retrouve enfin, enfouies sous à peu près quatre éditions de Libération, les assiettes blanche incriminées.
Cest mieux que Noël. Le papier journal calfeutrant gomme les contours des objets, et on déballe frénétiquement, là, un verre mesureur, ici une tasse Guinness. On tâche dévaluer ce qui reste dans le carton dorigine quon referme consciencieusement et on va le ranger il pèse un tout petit peu moins lourd maintenant, mais tout de même ! Et puis on optimise lutilisation de lespace dans un autre, qui, celui-ci, partira à Reims.
On retrouve ainsi les couverts, une planche à découper et une crêpière. De lautre côté la petite tasse quon affectionnait tant et des cuillères à cocktail.
Que démotion, mes amis, que démotion