Epidémie de mariage
- tiens, choupinou[1], j’ai eu une idée cette nuit
- mmhhh ?
- oui. Passe moi le beurre. Voilà, je me suis dit, après tout, on n’est ensemble que depuis 3 mois, mais comme on s’aiiiiiiiiiiimmmmmmmmmeeeeeeeeuhhhhhhhh, je me suis dit, et si on se mariait ?
- ah ouais, c’est pas mal comme idée. Tu me rends la confiture de fraises quand tu auras fini ?
- ouais, deux secondes. Bon, alors, c’est ok, on se marie la semaine prochaine ?
- allez, on y va.
Ou quelque chose comme ça. L’idée commence à faire son chemin avec le visa de l’un des deux qui expire chez l’expatrié, et se concrétise au grand dam de la famille dans le pire des cas.
- allô maman, comment ça va ?
- bonjour ma chérie, écoute, on se croirait au mois de novembre, ce matin il fait 17° c’est terrible (etc. … nous coupons ici les digressions météorologiques)… Qu’est ce que tu as fait de beau cette semaine ?
- Oh, rien de spécial, avec choupinou[2], dimanche, on est allé à la plage, lundi boaf, rien, et puis mardi on est allé se marier. Et toi, quoi de neuf à part le temps ?
Voilà, on en est à la banalisation du mariage en mairie chez l’expatrié. Personnellement, je trouve que c’est un peu dommage parce que
1.on n’a pas le temps de prévenir tous ses amis et la famille pour faire la fete
2.à mon avis, la lune de miel doit pas être génialissime
3.on se fait déshériter et répudier par les parents qui ne s’en remettent pas.
On a certes le temps de faire ensuite une belle festouille, eglise ou autre, en rentrant en France et après avoir envoyé les faire-parts et tout le tintouin mais je trouve que ça désacralise un peu l’idée de s’unir par amoûûûr, parce qu’on est les plus beaux, les plus intelligents et qu’on s’aiiiiiiiimmmmmeeeeuuuuuh.
Mais j’ai vu de ces couples très heureux. Alors…
[1] Ca marche évidemment aussi avec choupinette.
[2] Ca marche aussi ici avec choupinette.
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