Voyages SNCF

Publié le par Dolce Vita

Une interprétation très subjective de la notion d’information.
 
Quand je prends le train, c’est pas pour rigoler, comme disent les petiots, c’est pour faire l’aller-retour Reims-Paris, généralement dans la journée, et aller faire risette au siège de Rémy Cointreau, voir agences ou fournisseurs, etc. Bref on fait voyager une personne au lieu d’en déplacer une dizaine, c’est tout de même plus rationnel.
Je prends donc le train, et je n’appelle pas ça voyager. Voyager. Pour moi le terme fait référence à l’air iodé de la mer, à la découverte, cultures différentes et décalage horaire.
Pas mettre mes fesses dans un train et débarquer une heure et demi plus tard pour sauter dans un métro et enchaîner sur une journée de travail.
Je suis donc de plus en plus effarée par la notion de service entendue par notre chère SNCF pour qui le train nous permet d’avoir des idées en avance… Je ne sais pas vous mais moi, quand mon train s’arrête au bon milieu des vaches ou des vignes, de la morne plaine ou de la banlieue entre deux gares, je me dis « ce n’est pas grave, on va repartir tout de suite ou bien nous dire pourquoi on s’est arrêté ». C’est parce que je suis naïve. Je ne conçois pas qu’on puisse stopper plusieurs fois lors d’un même trajet sans expliquer le pourquoi du comment. J’espère toujours encore un petit peu. Je me réjouis d’entendre la voix du conducteur « Mesdames, Messieurs, notre train est arrêté en pleine voie ». Et là, l’explication… ? « Par mesure de sécurité, nous vous demandons de ne pas ouvrir les portières ». Je ne vois pas le rapport entre l’ouverture des portières et la cause de notre arrêt, sauf si un crétin a décidé de se jeter sur les rails, ce qu’on aurait le droit de savoir, on travaille, quoi !
Mais non.
Et ne vous attendez pas non plus à ce que le contrôleur vous rassure ensuite. Généralement on vous mord pour poinçonner votre billet, sans oser vous dire ni bonjour ni merci… Je dois être super impressionnante du haut de mon mètre cinquante huit quand je suis assise.
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E
Dolce ne dis pas de bêtises. Je pourrais t'en dire des vertes et des pas mures sur le comportement des voyageurs à l'égard du contrôleur justement.<br /> J'en sais quelque chose vu que je suis contrôleur à la sncf. Eh oui il n'y a pas de sot métier !!! Alors je rejoins entièrement JiF quand il dit que l'on est pas toujours au courant de ce qui se passe sur la voie ou ailleurs. Si tu savais comment ça se passe chez nous tu ne dirais pas ça. Moi je dis toujours bonjour, s'il vous plait, merci, bon voyage et ce n'est pas le cas de certaines personnes qui nous demandent sèchement où est le train pour ou autre chose sans même dire bonjour ou même nous regarder parfois. Quand tu dis bonjour à un type encravaté et que ce type te désigne le billet sur la tablette sans te dire quoi que ce soit et sans lever le nez une seconde il y a des moments où tu as envie de foutre des baffes non? Tu crois que ça nous fait plaisir d'être traité comme une sous-m...e ?<br /> J'essaye toujours de dérider l'athmosphère et crois moi c'est de plus en plus difficile de faire ce boulot. Des fois on ne sait réellement ce qui s'est passé qu'en arrivant à la gare de destination et c'est pènible de répèter aux voyageurs que l'on n'en sait pas plus qu'eux surtout quand tu es tout seul sur un tgv de plus de 600 places.<br /> Voilà tu sais où je bosse maintenant et si tu veux des renseignements tu sais où demander.<br /> Je ne t'en veux pas plus qu'aux autres mais il ne faut pas prendre pour argent comptant ce que disent les médias et parfois prendre son mal en patience. Ca ne se passe pas tous les jours comme tu as dit et heureusement.<br /> Biz...Dolce
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J
Je trouve que tu noircis le tableau.<br /> <br /> Pour avoir énormément pris le train entre Metz et Strasbourg ces derniers mois et il y a quelques années je peux témoigner du fait que les contrôleurs et contrôleuses m'ont toujours dit bonjour, et l'immense majorité du temps ils l'ont fait avec un grand sourire. Eux aussi travaillent, "quoi !"<br /> <br /> Quant à avoir plus d'info lorsqu'on subit un retard aléatoire et imprévisible (que ce soit à cause du suicide malheureux d'un de nos semblables ou d'une catastrophe naturelle), il n'est pas certain que le conducteur soit toujours informé des raisons de l'arrêt qui lui est imposé. La dernière fois que ça m'est arrivé, la foudre avait rendu impraticables les 3/4 des voies de la gare de Metz. On en a été informé dès qu'ils ont su qu'il s'agissait de ça.<br /> <br /> En cas de pépin de ce genre, il y a toujours un contrôleur qui traverse le train pour voir au cas par cas les problèmes de correspondances. On est rarement laissé à l'abandon.<br /> <br /> Enfin, quant à l'ergotage sur le verbe "voyager", avec un bon bouquin je voyage toujours, même si c'est pour aller au boulot :).
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