¿ Gloubi Boulga ?
Après mon coup de gueule dans le BazArt[1] de février, changement de cap pour mon papier de mars. Il faut savoir évoluer dans la vie (eh oui, ya que les zinbéciles qui changent pas davis et cest pas moi qui lai dit la première).
Je disais donc que jallais arrêter de râler inutilement, notez bien. Enfin, jvais essayer darrêter, quoi
Mise en situation. Ô miracle, vous êtes invité à dîner par un gentil camarade / une gentille camarade
ce qui, il faut bien lavouer, est rare : on sait bien quen école de commerce, le Sup de Co est overbooké, entre les journées sucrées et entreprises, les assoces et les soirées du BDE, que de mondanités déjà
(ce théorème pouvant sappliquer à tout étudiant de RMS). Donc, privilège suprême, vous êtes invité à dîner. Fébrile, peut-être, le Sup de Co se demande alors ce quil va bien pouvoir vous mitonner comme pitance. Et là, allez, admettez, le menu est rarement varié, surtout chez la gente masculine (boudez pas, on est tous passé par là). Genre, on vous donne le choix : pâtes, riz ou blé ? Si votre hôte a des créances plus importantes, vous aurez peut-être droit à loption évoluée : « et si on se faisait livrer une pizza ? ». OK, on nest pas là pour manger, mais pour passer une soirée sympa, ce qui est généralement le cas, puisque le Sup de Co a le sens de la fête, et généralement de lalcool dans ses placards (entre les pâtes et le riz, juste derrière le Nutella). Mais admettez quand même que létudiant(e) qui, pour la première année, se retrouve seul(e) devant ses fourneaux enfin son micro-ondes, tente rarement de faire concurrence aux bons petits plats de sa maman : cest déjà pas évident, pour ce que jen ai vu, de faire cuire des pâtes correctement sans quelles collent (soit dit en passant, pour les pâtes, il suffit de lire le temps de cuisson qui est indiqué sur le paquet, on nest pas obligé de les lancer sur un plan de travail carrelé pour évaluer ensuite la manière dont elles accrochent, mais bon, vous faites comme vous voulez).
Je vais fonder le Comité de Rébellion des Papilles. Et vous conseiller un bouquin très sympathique : La cuisine de Julie, par Julie Andrieu, aux Editions Albin Michel 120 francs (pour la conversion en Euros, voyez avec mes esclaves). Lauteur a 25 ans, et il ny a encore pas si longtemps, senvoyait sans sourciller des pâtes au ketchup ou (je cite) du « banania margarine ». Comme quoi, tout le monde peut y arriver.
Vous trouverez dans louvrage des recettes faciles à faire, originales ET, très important pour les pauvres étudiants que nous sommes : pas trop chères. Pour ceux qui me connaissent et qui ont testé mon légendaire crumble, eh bien la recette est un copyright de Julie Andrieu, et du livre sus-cité. Il y a des recettes « standard » : tartiflette, terrines, paëlla
et dautres plus originales : thon mi-cuit à la japonaise, travers de porc caramélisé au gingembre, cake à la banane
Bref normalement yen a pour tous les goûts. Et aussi pour les inconditionnels du surgelé : parce que la dame utilise aussi les produits surgelés, et vous donne ses petits trucs et astuces pour faire LA recette de vos rêves. Testez et vous men direz des nouvelles.
Bon appétit quand même à ceux qui mangeaient des pâtes, du riz ou du blé aujourdhui ou à ceux qui avaient choisi loption pizza
03/2002
[1] NDLR : Journal édité par le Bureau des Arts de Reims Management School, jusquen 2002, regretté ensuite car remplacé par lignoble Artefact.