Champagne !

Publié le par Dolce Vita

Théorie :

Une journée est toujours composée de plusieurs éléments, positifs et négatifs, dont la somme permet d’atteindre un équilibre lissant ainsi l’évolution de la courbe de moral du sujet sur 24 heures.

 

Mise en pratique :

Reims Management School, 9h30 – 12h30 : suite et fin du cours de finance sur la gouvernance d’entreprise. La courbe de moral décroît pour remonter progressivement vers la fin.

12h45 : message téléphonique, écouté avec attention (stress), pour s’entendre dire qu’on est accepté en stage chez Piper Heidsieck en relations publiques, notamment pour préparer le festival de Cannes. La courbe prend une virée exponentielle et explose le graphique vers le haut.

15h12 : Fin de l’entretien avec le directeur des études de Reims Management School, qui refuse d’établir une convention de stage comme désiré ci-dessus. Pour des raisons diverses et variées, plus ou moins convaincantes, notamment le fait d’avoir rendu le stage de fin d’année optionnel. La courbe de moral plonge encore plus vite que le rouble et va se cacher aux tréfonds de moins l’infini.

16h15 : tentative de dialogue avec la dame de l’accueil de la faculté de lettres et sciences humaines de Reims afin de se faire orienter vers le bureau des inscriptions. La courbe de moral remonte timidement, profitant d’un maigre espoir.

16h17 : le bureau des inscriptions de la faculté de lettres et sciences humaines de Reims a fermé depuis 2 minutes, le temps que la dame s’échine à remettre en place ses neurones. La courbe de moral lâche l’affaire et reste en bas.

De 16h30 à 18h : tentatives infructueuses de trouver un accord avec la moitié du staff de Reims Management School. Même pas une dérogation. Damned. La courbe de moral se gausse, mais sans bouger.

De 18h02 à 19h : tentatives de trouver, via Internet, des organismes permettant de suivre un enseignement à distance et de se voir par ce biais délivrer la sacro-sainte convention de stage.

19h : l’ordinateur, qu’entre temps on n’avait pas branché, s’éteint. La courbe de moral s’est endormie dans son gouffre.

21h : cinéma. Le Château Ambulant. Un petit havre de paix après les affres de l’après-midi. La courbe de moral remonte légèrement avant de sombrer dans les bras de Morphée.

 

La suite aujourd’hui…

8h46 : le bureau des inscriptions de la faculté de lettres et sciences humaines de Reims a ouvert depuis une minute. L’inscription est possible en cours d’année pour le second semestre uniquement, à condition d’acquitter la totalité des droits et de repasser les partiels de janvier en septembre. La courbe de moral s’excite et remonte brusquement.

8h48 : Oui, MAIS la faculté ne délivre des conventions que pour des stages obligatoires, en cursus de mastère, DESS, etc. Certainement pas en 1ère année d’Histoire de l’Art, ni même de droit de première année. La courbe de moral qui s’était trop violement emballée, retombe sec.

9h30 : Après avoir enfin recontacté le CNED, le CNAM et tous ces charmants organismes, une solution est enfin trouvée. Il s’agit de s’inscrire à l’INTEC, Institut au Service de la Connaissance Comptable, pour au moins une Unité de Valeur (UV), ce qui permet d’obtenir le statut d’étudiant, et d’avoir une convention de stage pour 6 mois, sous deux semaines après validation de l’inscription. L’INTEC dispense des cours à distance via le CNED. Coût d’un UV en tarif normal : 320 €. Yuk. La courbe de moral se calme, grimpe doucement, mais sans trop d’enthousiasme…

Publié dans La Dolce Vita

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D
Ne t'inquiètes pas tant... Je n'aurais pas signé pour le tiers du smic, j'ai signé pour le smic, justement, avec tickets restaurants et possibilité d'aide au logement. Loin de moi l'idée de cautionner les entreprises qui nous arnaquent, certes, mais quelle est l'entreprise qui aujourd'hui, accepte d'embaucher un jeune diplômé sans l'avoir "essayé" et exploité en stage ? Quand on sait que la période d'essai pour les cadres peut s'étendre abusivement jusqu'à six mois, cela laisse rêveur.<br /> Je vais mettre l'article des Echos en ligne de suite.
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J
Pour info, si le stage n'est pas conventionné comme stage obligatoire, l'indemnité maximale que l'employeur puisse fournir sans verser de charges n'est pas 30% mais 25%.<br /> <br /> En somme, arrivée à Bac+5 en marketting, dont deux ans de galère en prépa et déjà un paquet d'expériences professionnelles à l'étranger, l'avenir qu'on te propose c'est de payer plus de 300€ pour une inscription fictive à un organisme qui va te délivrer une convention pour un "stage de fin d'études" durant lequel tu fourniras le même travail qu'un salarié normal et ce pour 25% du Smic ?<br /> <br /> Bon courage avec ta courbe de moral, ma courbe d'indignation a atteint un nouveau pic... Je t'envoie de ce pas par mail un texte publié par dans Les Echos une prof de Paris II et intitulé "le scandale des stages".
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